Le redressement des comptes publics est considéré comme l'un des défis politiques majeurs de la décennie à venir, selon les économistes de l'institut Avant-Garde, comme le rapporte BFM Business. Dans un rapport intitulé « L'ajustement sans les larmes », les économistes Cyprien Batut et Alexis Guillaume présentent une série de mesures pour reprendre le contrôle de la dette.

Ce rapport, publié lundi, propose un effort budgétaire « sans précédent » de 113 à 157 milliards d'euros pour redresser les finances publiques sur sept ans. L'institut Avant-Garde, qui se présente comme « non partisan », a élaboré trois scénarios pour y parvenir, avec à la fois des coupes dans les dépenses et de nouvelles recettes.

Ce qu'il faut retenir

  • Un effort budgétaire de 113 à 157 milliards d'euros est nécessaire pour redresser les finances publiques.
  • Le rapport propose trois scénarios pour y parvenir, avec des coupes dans les dépenses et de nouvelles recettes.
  • Le scénario le plus ambitieux placerait la dette sur une trajectoire descendante durable et affirmée, de 125% du PIB en 2032 à 114% en 2040.

Les scénarios proposés

Les trois scénarios proposés par l'institut Avant-Garde reposent sur un socle commun de 35 milliards d'euros d'économies et diffèrent par le niveau de recettes fiscales nouvelles. Le scénario intermédiaire, avec un effort de 137 milliards d'euros, stabiliserait la dette à 121% et commencerait à la réduire, tandis que le moins ambitieux se contenterait de la stabiliser autour de 130%.

Les dépenses défavorables à l'environnement, dites « dépenses brunes », seraient notamment supprimées et réorientées vers les investissements de transition. Les aides aux entreprises seraient revues pour supprimer ou réformer celles dont l'efficacité est contestée.

Les mesures proposées

Les économistes de l'institut Avant-Garde estiment qu'il existe un soutien public massif aux entreprises, dont l'efficacité apparaît de plus en plus incertaine. Ils jugent qu'il semble légitime d'impliquer les entreprises dans l'ajustement budgétaire à venir. Le premier levier de mobilisation des entreprises réside dans les cotisations sociales, et plus précisément dans la rationalisation des dispositifs d'allègements.

Les mesures proposées par l'institut Avant-Garde sont regroupées dans une centaine de recommandations, avec à la fois des coupes dans les dépenses et de nouvelles recettes. Les experts soulignent que ces scénarios nécessiteraient « un effort fiscal important, que ce soit par la rationalisation de « niches fiscales » ou d'autres régimes dérogatoires, ou bien par des hausses d'impôts ciblées, surtout si l'on se fixe comme objectif commun de protéger ce qui structure notre modèle de protection sociale ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer la faisabilité de ces scénarios. Les décideurs politiques devront prendre en compte les recommandations de l'institut Avant-Garde pour élaborer une stratégie de redressement des finances publiques. Les réactions et les prises de position des différents acteurs seront attendues avec intérêt dans les semaines et les mois à venir.

En conclusion, le rapport de l'institut Avant-Garde constitue une contribution importante au débat public sur la nécessité de redresser les finances publiques. Les mesures proposées pourraient aider à trouver un équilibre entre la nécessité de réduire la dette et la protection des services publics et de la protection sociale.