Près de **933 travailleurs** restent portés disparus au Népal depuis qu’un glissement de terrain catastrophique a enseveli les tunnels hydroélectriques où ils travaillaient, a annoncé le gouvernement local mercredi 27 août 2026. Selon nos confrères de Libération, les opérations de secours s’organisent dans des conditions extrêmement difficiles après une coulée de boue et de roches provoquée par des pluies diluviennes et la fonte accélérée des glaces.

Le phénomène, qualifié d’« déluge sans précédent » par les autorités népalaises, a frappé la région mercredi 26 août, transformant en pièges mortels les galeries souterraines aménagées pour les centrales hydroélectriques. Les équipes de sauvetage, composées de militaires, de pompiers et de bénévoles, tentent désormais de localiser les victimes sous des tonnes de débris, malgré les risques persistants d’effondrements et les conditions météo toujours instables.

Ce qu'il faut retenir

  • 933 travailleurs** sont portés disparus après l’effondrement de tunnels hydroélectriques au Népal.
  • Un **glissement de terrain** provoqué par des pluies diluviennes et la fonte des glaces a enseveli les galeries.
  • Les opérations de secours sont entravées par **l’instabilité des sols** et les conditions météo défavorables.
  • Les autorités locales évoquent un **déluge « sans précédent »** dans la région.
  • Les recherches se concentrent sur **quatre sites hydroélectriques** touchés par la catastrophe.

Une catastrophe aux conséquences multiples

L’événement a mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures hydroélectriques du Népal, souvent construites dans des zones géologiquement instables. Selon des experts cités par Libération, les pluies torrentielles de ces dernières semaines ont saturé les sols, déclenchant des coulées de boue capables d’emporter des pans entiers de montagne. Les tunnels hydroélectriques, conçus pour résister à des pressions importantes, n’ont pas survécu à l’intensité exceptionnelle des forces en jeu.

Côté bilan humain, les autorités n’ont pour l’instant confirmé aucun décès, mais les chances de retrouver des survivants s’amenuisent à mesure que le temps passe. Les opérations de déblaiement sont menées à l’aide d’engins lourds, mais les secouristes craignent que les victimes ne soient déjà décédées, piégées sous des mètres de débris consolidés par l’eau.

Un bilan provisoire et des questions en suspens

Les autorités népalaises ont indiqué que les recherches se concentrent sur **quatre sites hydroélectriques** situés dans la vallée de l’**Helambu**, une région montagneuse au nord de Katmandou. Parmi les disparus figurent des ouvriers népalais, mais aussi des travailleurs étrangers employés sur ces chantiers. Les noms des victimes n’ont pas encore été communiqués, et les familles, informées par des canaux informels, attendent des nouvelles officielles.

La question des responsabilités commence également à se poser. Des associations locales ont déjà demandé une enquête sur les conditions de construction et d’entretien de ces infrastructures. «

Il est urgent de savoir pourquoi ces tunnels n’ont pas résisté à des phénomènes pourtant prévisibles dans cette région
», a déclaré un représentant d’une ONG environnementale à Libération.

Et maintenant ?

Les opérations de secours devraient se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, sous réserve de l’évolution des conditions météo. Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les familles des disparus, tandis que le gouvernement népalais a annoncé le versement d’une aide financière aux victimes. Une conférence de presse est prévue vendredi 29 août pour faire un point sur l’avancée des recherches.

Les prochains jours seront déterminants pour établir un bilan définitif et comprendre les causes exactes de ce drame. Entre les risques géologiques persistants et les interrogations sur la résilience des infrastructures, la région devra faire face à une crise à la fois humanitaire et structurelle.