Entre deux répétitions avec l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, le chef d’orchestre finlandais Santtu-Matias Rouvali a accordé un entretien à Libération. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation de son concert prévu jeudi 4 septembre 2026 au festival de rentrée de la Philharmonie de Paris. Au programme, des œuvres de Beethoven et de Prokofiev, sous la baguette d’un chef dont la personnalité est souvent décrite comme aussi ferme que son geste.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chef finlandais Santtu-Matias Rouvali dirigera l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam à la Philharmonie de Paris le 4 septembre 2026.
  • Le programme du concert comprend des œuvres de Beethoven et Prokofiev.
  • Rouvali insiste sur l’importance d’une « personnalité d’acier » pour un chef d’orchestre, selon Libération.
  • L’entretien s’est déroulé entre deux répétitions avec l’orchestre néerlandais, réputé pour son excellence.

Un maestro finlandais entre tradition et modernité

Santtu-Matias Rouvali, 45 ans, s’impose comme l’une des figures montantes de la direction d’orchestre en Europe. Né en 1980, il a été formé à l’Académie Sibelius d’Helsinki, berceau de nombreux talents musicaux finlandais. Depuis plusieurs années, il collabore régulièrement avec les plus grands orchestres internationaux, dont le London Philharmonic Orchestra, dont il est le principal chef invité. Son approche, à la fois rigoureuse et intuitive, séduit autant les musiciens que le public.

Le Concertgebouw, partenaire de prestige pour Rouvali

L’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, avec lequel Rouvali se produit ce jeudi à Paris, est l’un des ensembles les plus prestigieux au monde. Fondé en 1888, il est reconnu pour la richesse de son timbre et la précision de ses interprétations. Rouvali, qui le dirige depuis 2017, a su imposer son style tout en respectant l’héritage de cette institution. — Son passage à la Philharmonie de Paris s’inscrit dans le cadre du festival de rentrée, un événement attendu chaque année par les amateurs de musique classique.

Beethoven et Prokofiev au cœur du programme

Le concert du 4 septembre 2026 proposera deux œuvres majeures du répertoire. D’abord, la Symphonie n°7 en la majeur op. 92 de Beethoven, une pièce énergique et lyrique, souvent associée à la vitalité du compositeur. Ensuite, Roméo et Juliette, suite symphonique op. 64 de Prokofiev, une partition vibrante qui illustre parfaitement le talent du chef pour mêler dramaturgie et précision rythmique. — Autant dire que le public parisien aura droit à un double voyage, entre classicisme et modernité.

« Un chef d’orchestre doit avoir une personnalité d’acier. »
Santtu-Matias Rouvali, selon Libération

Une vision exigeante de la direction

Lors de son entretien avec Libération, Rouvali a tenu à souligner l’importance de la fermeté dans l’art de diriger. Pour lui, un chef doit allier charisme et discipline, capable d’imposer sa vision tout en restant à l’écoute des musiciens. Cette philosophie, il l’applique au quotidien, que ce soit en répétition ou sur scène. — Une posture qui explique en partie le respect dont il jouit auprès des orchestres avec lesquels il travaille.

Et maintenant ?

Après ce concert parisien, Santtu-Matias Rouvali enchaînera avec d’autres engagements en Europe, notamment avec l’Orchestre philharmonique de Vienne en octobre 2026. Une tournée qui devrait renforcer sa réputation de chef polyvalent, à même de s’adapter aux répertoires les plus variés. Pour les mélomanes, l’occasion de suivre l’évolution de son style, entre fidélité au texte et interprétation personnelle.

Ce concert à la Philharmonie de Paris marque donc une étape importante dans la carrière du maestro finlandais. Entre exigence musicale et sens du spectacle, Rouvali continue de tracer sa voie, tout en honorant les grands compositeurs qui ont marqué l’histoire de la musique.