Alors que les récoltes s’annoncent difficiles pour de nombreuses cultures céréalières, frappées par la sécheresse estivale, le chanvre pourrait bien tirer son épingle du jeu. Terrachanvre, entreprise basée à Quistinic, dans le Morbihan, mise sur cette filière d’avenir en inaugurant une nouvelle unité de transformation. Un projet évalué à 5 millions d’euros, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Une récolte prévue mi-septembre sans irrigation, malgré les conditions climatiques difficiles
- Investissement de 5 millions d’euros pour une nouvelle unité de transformation à Quistinic (Morbihan)
- Terrachanvre fédère un réseau d’agriculteurs en Bretagne, axé sur une culture durable et résiliente
- Le chanvre, moins gourmand en eau que d’autres céréales, séduit par sa résistance à la sécheresse
Un choix stratégique face à la sécheresse
Face à la canicule et aux restrictions d’eau qui ont pénalisé les cultures céréalières cette année, le chanvre s’impose comme une alternative viable. Contrairement au maïs ou au blé, cette plante ne nécessite pas d’irrigation, ce qui lui permet de résister aux périodes de sécheresse. Terrachanvre, qui regroupe des agriculteurs du Morbihan, mise sur cette culture depuis plusieurs années. Selon nos confreres de Ouest France, la récolte est prévue pour la mi-septembre, une date qui coïncide avec les meilleures conditions pour la récolte de cette plante.
Un investissement de 5 millions d’euros pour moderniser la filière
Pour concrétiser ce projet, Terrachanvre a obtenu un financement de 5 millions d’euros. Cet investissement permettra la création d’une nouvelle unité de transformation à Quistinic, renforçant ainsi la filière locale. L’objectif est double : optimiser la production et développer des débouchés industriels pour le chanvre breton. L’entreprise, qui s’appuie sur un réseau d’agriculteurs engagés, mise sur une valorisation complète de la plante, de la fibre à la graine.
Une culture aux multiples atouts
Le chanvre présente plusieurs avantages écologiques et économiques. D’une part, sa culture nécessite peu d’intrants, ce qui réduit l’empreinte environnementale. D’autre part, ses multiples usages – textile, construction, cosmétique, alimentation – en font une plante polyvalente. Comme l’explique Terrachanvre, « le chanvre est une culture d’avenir, tant pour les agriculteurs que pour les industriels ». Selon Ouest France, cette nouvelle unité de transformation devrait permettre de créer une dizaine d’emplois directs et indirects dans la région.
Un réseau d’agriculteurs solidaires
Le succès de Terrachanvre repose sur un modèle collaboratif. L’entreprise fédère un réseau d’agriculteurs du Morbihan, tous engagés dans la culture du chanvre. Bref, il s’agit d’une filière locale, ancrée dans son territoire, qui pourrait inspirer d’autres régions françaises. « Nous travaillons main dans la main avec les producteurs pour garantir une qualité optimale et des débouchés stables », a précisé un porte-parole de l’entreprise à Ouest France.
La filière chanvre en Bretagne pourrait donc prendre un nouvel essor, portée par l’innovation et la résilience face aux aléas climatiques. Une dynamique qui mérite d’être suivie de près.
Les principaux débouchés incluent les matériaux de construction (isolants, béton de chanvre), les textiles, les cosmétiques à base de CBD et les produits alimentaires (graines, huile). La nouvelle unité de transformation vise à optimiser la valorisation de la plante dans ces différents secteurs.