Un projet de data center au Texas a suscité la controverse après qu'un agriculteur a fait don d'un terrain pour y installer un parc, selon BFM Business. La ville de Taylor a revendu le terrain à un promoteur pour 10 millions de dollars, alors que les habitants du quartier s'opposent à la construction du centre de données.

Les data centers, indispensables pour soutenir l'essor de l'intelligence artificielle, font face à une contestation croissante des populations locales, notamment en raison de leur impact sur l'environnement, la consommation d'énergie et la qualité de vie. En France, l'arrivée du plus grand centre de données d'Europe à Fouju, un village de 650 habitants en Seine-et-Marne, ne ravit pas tout le monde.

Ce qu'il faut retenir

  • Un agriculteur a fait don d'un terrain pour y installer un parc à Taylor, au Texas.
  • La ville a revendu le terrain à un promoteur pour 10 millions de dollars pour y construire un data center.
  • Les habitants du quartier s'opposent à la construction du centre de données en raison de ses impacts potentiels sur l'environnement et la qualité de vie.

Le contexte du projet

En 1999, la famille Bland, propriétaire du terrain, l'avait cédé à une fondation publique pour la somme symbolique de 10 dollars, à condition qu’il soit utilisé comme espace vert au bénéfice de la communauté. Cependant, en 2025, le terrain a été vendu à Blueprint, un promoteur spécialisé dans les centres de données, qui prévoit d’y construire un data center de 12 500 m².

Pamela Griffin, dont la famille vit à proximité du site depuis plusieurs générations, s'oppose à la construction du centre de données. Elle a déclaré que le fermier, M. Bland, avait exprimé le souhait que cette terre serve de lieu de loisirs pour les enfants du quartier. Des documents officiels confirment que sa famille a effectivement transféré le terrain à une organisation à but non lucratif avec l’obligation explicite qu’il soit préservé comme parc public.

Les inquiétudes des riverains

Les habitants du quartier craignent les conséquences potentielles du data center sur le bruit, la consommation d’électricité, la qualité de l’air et la valeur de leurs biens immobiliers. La municipalité affirme que le projet respecte les règles d’urbanisme en vigueur et que des mesures seront prises pour limiter les nuisances.

La ville met également en avant les importantes retombées fiscales attendues, estimées à 30 millions de dollars sur les 10 prochaines années. Cependant, Pamela Griffin et plusieurs membres de sa famille ont engagé une action en justice afin de faire respecter les conditions du contrat initial, à savoir les dernières volontés du donateur.

Et maintenant ?

La justice a refusé de suspendre les travaux pendant la procédure d’appel, permettant ainsi au projet de poursuivre son développement. Les opposants au projet estiment qu’il soulève un débat fondamental sur le respect des engagements inscrits dans les actes de propriété et sur la protection des communautés locales face aux intérêts économiques.

Le cas de ce data center au Texas soulève des questions sur l’équilibre entre les intérêts économiques et les préoccupations environnementales et sociales. Il reste à voir comment ce projet évoluera et si les inquiétudes des riverains seront prises en compte.