Un tribunal gallois a rendu son verdict dans une affaire macabre : un homme de 60 ans a été condamné à 28 mois de prison pour avoir conservé le corps de sa mère décédée dans un congélateur pendant près de trois ans, tout en continuant de percevoir indûment ses allocations et sa retraite. Selon Ouest France, cette pratique frauduleuse lui a permis de toucher plus de 90 000 € sur cette période.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 60 ans a été condamné à 28 mois de prison par un tribunal gallois pour avoir conservé le corps de sa mère dans un congélateur.
- Pendant près de trois ans, il a vécu aux côtés du cadavre sans déclarer le décès.
- Cette dissimulation lui a permis de toucher indûment plus de 90 000 € de retraites et d’aides sociales.
- Le tribunal a estimé que ces agissements constituaient une fraude grave et prolongée.
Une affaire révélée après une longue période d’investigation
Les autorités britanniques ont découvert la situation après que des voisins ou des proches aient signalé une absence prolongée de la mère, dont le décès n’avait jamais été déclaré. Une enquête a été ouverte, révélant que son corps était conservé dans un congélateur à son domicile. Ouest France précise que l’homme vivait seul avec sa mère avant son décès, ce qui a facilité la dissimulation de sa mort.
Les services sociaux et fiscaux ont ensuite constaté que l’accusé continuait de percevoir les revenus de sa mère, notamment sa pension de retraite et diverses aides sociales. Une fois les faits établis, le tribunal gallois a considéré que la durée de la fraude et son caractère délibéré justifiaient une peine sévère.
Des fraudes sociales aggravées par des circonstances exceptionnelles
Les procureurs ont souligné que la dissimulation d’un décès pour continuer à percevoir des allocations constitue une fraude particulièrement grave, car elle prive l’État de fonds publics nécessaires pour d’autres bénéficiaires légitimes. Ouest France rapporte que l’accusé a reconnu les faits lors de l’audience, sans fournir d’explication sur ses motivations.
Dans son jugement, le tribunal a rappelé que la fraude sociale n’était pas seulement un délit financier, mais aussi une atteinte à la solidarité nationale. Le montant des sommes indûment perçues, soit plus de 90 000 €, a été un élément clé dans la détermination de la peine, aux côtés de la durée de la dissimulation.
« La durée de cette fraude et le montant des sommes détournées montrent une volonté délibérée de tromper les institutions. »
– Tribunal gallois
Cette affaire rappelle l’importance des mécanismes de vérification périodique des bénéficiaires de prestations sociales, notamment en cas de décès ou de changement de situation familiale. Les services publics pourraient être amenés à renforcer leurs procédures pour éviter de telles fraudes à l’avenir.
Au Royaume-Uni, une fraude sociale peut entraîner des peines de prison allant jusqu’à plusieurs années, en fonction du montant détourné et de la durée de la fraude. Dans ce cas, la peine de 28 mois de prison reflète à la fois le montant élevé des fonds indûment perçus (90 000 €) et la durée de la dissimulation (près de trois ans).