Les joueurs de Mauricio Pochettino ont remporté dans la nuit de mercredi à jeudi leur huitième de finale face à la Bosnie (2-0), selon Libération. Pourtant, côté Texas, l’enthousiasme pour la « Team USA » reste bien moins visible qu’ailleurs aux États-Unis. Entre une ambiance jugée « mollassonne » par certains observateurs et des écrans de télévision souvent occupés par des rodéos, l’équipe nationale de football peine à susciter l’engouement local, contrairement à ses voisins mexicains.

Ce qu'il faut retenir

  • Les États-Unis ont battu la Bosnie 2-0 en huitième de finale de la compétition, avec une victoire acquise dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026.
  • Au Texas, l’équipe américaine de football ne bénéficie pas du même soutien populaire que l’équipe mexicaine.
  • L’ambiance autour de la « Team USA » est perçue comme « mollassonne » par certains observateurs, en comparaison avec l’enthousiasme observé pour le Mexique.
  • Les écrans locaux privilégient souvent des événements comme les rodéos, reléguant le football au second plan.
  • Cette situation reflète une différence culturelle et sportive marquée entre le nord et le sud des États-Unis.

Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis des années, le football aux États-Unis reste un sport en quête de légitimité, malgré les succès récents de la sélection nationale. À l’inverse, la proximité géographique avec le Mexique et l’importante diaspora mexicaine dans le sud du pays expliquent un soutien bien plus marqué pour « El Tri ». « Ici, les Mexicains sont davantage soutenus », explique un habitant de San Antonio interrogé par Libération. « C’est une question de culture, de racines. Le football, c’est une passion qui se transmet de génération en génération. »

Cette réalité est d’autant plus visible au Texas, État frontalier où la communauté hispanique représente près de 40 % de la population. Les matchs de l’équipe mexicaine y sont suivis avec ferveur, tandis que ceux de la « Team USA » peinent à mobiliser au-delà des cercles de supporters déjà convaincus. Les écrans publics, dans les bars ou les centres commerciaux, affichent souvent des rodéos ou des compétitions de catch plutôt que des rencontres de football. « Côté divertissement, on a nos traditions », confie un gérant de bar à Houston. « Le football, c’est sympa, mais ce n’est pas notre sport roi. »

Pourtant, les résultats de la sélection américaine pourraient, à terme, changer la donne. Avec une équipe désormais capable de rivaliser avec les meilleures nations, certains espèrent voir émerger un engouement similaire à celui observé au Mexique. Mais pour l’heure, la « Team USA » reste perçue comme une entité lointaine, voire secondaire. « On ne roule pas vraiment pour l’équipe nationale », résume un supporter texan. « Même quand elle gagne, ça ne fait pas vibrer les foules comme au Mexique. »

Et maintenant ?

La prochaine étape pour la « Team USA » aura lieu lors des quarts de finale, prévus entre le 6 et le 9 juillet 2026. Si les Américains parviennent à se qualifier, leur parcours pourrait enfin captiver une partie de l’opinion texane, surtout si la rencontre oppose les États-Unis à une équipe sud-américaine. Reste à savoir si le football parviendra à s’imposer comme un sport majeur dans une région où le rodéo et le baseball dominent toujours le paysage sportif local.

Cette situation soulève une question : dans un pays où le football reste minoritaire, les succès sportifs suffiront-ils à faire basculer les mentalités ? Pour l’instant, la réponse reste en suspens. Une chose est sûre : au Texas, l’équipe américaine devra encore patienter avant de trouver une place de choix dans le cœur des supporters.

Cette différence s’explique principalement par la proximité géographique avec le Mexique et par une importante diaspora mexicaine dans le sud des États-Unis. Le football est une tradition ancrée dans la culture mexicaine, contrairement au football américain, encore perçu comme un sport en développement aux États-Unis. La passion pour « El Tri » se transmet souvent de génération en génération, ce qui n’est pas encore le cas pour la sélection américaine.