Le 22 septembre 2025, Bruno Cormerais, Meilleur Ouvrier de France en boulangerie, a vivement critiqué les habitudes des consommateurs français qui privilégient des baguettes pâles et molles. Selon nos confrères de Top Santé, ce choix affecterait non seulement le goût, mais aussi le confort digestif. L’artisan boulanger, reconnu pour son expertise, a profité de cette tribune pour rappeler les bonnes pratiques de sélection et de consommation d’un produit emblématique du patrimoine gastronomique français.

Ce qu'il faut retenir

  • Date de l’intervention : Le 22 septembre 2025, selon Top Santé
  • Intervenant : Bruno Cormerais, Meilleur Ouvrier de France (MOF) en boulangerie
  • Problématique : Critique des baguettes pâles et molles, jugées responsables d’un goût médiocre et de troubles digestifs
  • Solution proposée : Sélectionner des baguettes selon des critères précis (croûte dorée, mie alvéolée, poids d’environ 250 grammes)
  • Impact : Amélioration du goût et du confort digestif
  • Erreur à éviter : Consommer la baguette trop rapidement sans l’apprécier

Un produit emblématique malmené par les habitudes des Français

Bruno Cormerais, Meilleur Ouvrier de France en boulangerie et artisan installé en Bretagne, s’est exprimé publiquement pour dénoncer une tendance inquiétante. D’après Top Santé, les consommateurs français se tournent de plus en plus vers des baguettes pâles, molles et peu croustillantes, souvent produites à grande échelle. « On a perdu de vue ce qu’est une vraie baguette », a-t-il déclaré, soulignant que cette dérive impacte directement la qualité gustative et la digestion.

Les critères d’une baguette réussie selon un MOF

Pour Bruno Cormerais, une baguette digne de ce nom doit répondre à des critères stricts. Elle doit présenter une croûte dorée et croustillante, une mie alvéolée et aérée, et peser environ 250 grammes. L’artisan insiste également sur l’importance de la fraîcheur, recommandant de la consommer dans les 24 heures suivant sa fabrication. « Une baguette doit chanter sous la dent », a-t-il précisé, évoquant le bruit caractéristique de la croûte qui se brise sous la pression.

Mâcher lentement : un geste essentiel pour le goût et la digestion

Outre le choix de la baguette, Bruno Cormerais a rappelé une règle souvent oubliée : mâcher lentement. Selon lui, cette pratique permet de libérer pleinement les arômes et d’éviter les inconforts digestifs. « On avale trop vite, sans profiter du goût », a-t-il souligné. L’artisan recommande de prendre son temps pour savourer chaque bouchée, en accordant une attention particulière à la texture et aux saveurs. Cette approche, selon lui, transforme une simple consommation en une expérience sensorielle.

L’impact des baguettes industrielles sur la santé

Bruno Cormerais a également pointé du doigt les méthodes de fabrication des baguettes industrielles, souvent responsables de leur manque de caractère. Les procédés industriels, qui privilégient la rapidité et la rentabilité, produisent des pains pauvres en arômes et en nutriments. « Les enzymes et additifs utilisés altèrent la qualité nutritionnelle », a-t-il expliqué. L’artisan a encouragé les consommateurs à se tourner vers des boulangeries artisanales, où les méthodes traditionnelles sont préservées. Autant dire que le choix de son fournisseur peut avoir un impact significatif sur sa santé.

Et maintenant ?

Si les déclarations de Bruno Cormerais ont suscité l’intérêt des médias, il reste à voir si elles entraîneront un changement durable des habitudes des consommateurs. Les prochains mois pourraient voir une augmentation de la demande pour des baguettes artisanales, notamment dans les grandes villes où les boulangeries traditionnelles sont encore présentes. Une prise de conscience collective pourrait également inciter les industriels à revoir leurs méthodes de production. Reste à savoir si le grand public sera prêt à payer le prix d’une baguette de qualité.

Bruno Cormerais, dont l’expertise est reconnue dans le milieu de la boulangerie, a indiqué qu’il continuerait à promouvoir ses méthodes lors d’ateliers et de démonstrations. Pour lui, la baguette n’est pas qu’un simple produit de consommation : « C’est un patrimoine, une tradition, et il est de notre devoir de la préserver ».