Près de trois cents objets ayant appartenu à Brigitte Bardot seront proposés aux enchères le 21 septembre prochain à Paris. Selon nos confrères du Figaro, cette vente aux enchères organisée par la maison Millon comprendra 285 lots estimés entre 20 et 10 000 euros, majoritairement mis à prix à moins de 100 euros. L’intégralité des pièces provient des propriétés emblématiques de l’icône française : La Madrague et La Garrigue, situées à Saint-Tropez, ainsi que son appartement parisien.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vente aux enchères de 285 objets personnels de Brigitte Bardot est organisée le 21 septembre 2026 par la maison Millon à Paris
  • Les lots, estimés entre 20 et 10 000 euros, proviennent de La Madrague, La Garrigue (Saint-Tropez) et son appartement parisien
  • Le produit de la vente sera reversé à la Fondation Brigitte Bardot et à son fils, Nicolas-Jacques Charrier
  • Parmi les pièces les plus remarquables : une affiche originale d’Et Dieu… créa la femme, un autoportrait et une machine à écrire Olivetti
  • L’exposition des lots aura lieu du 15 au 20 septembre à l’Hôtel Drouot à Paris

Le produit de la vente sera intégralement reversé à deux bénéficiaires : la Fondation Brigitte Bardot, dédiée à la protection animale, et Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de la star décédée à l’âge de 91 ans en décembre 2025. « Les objets présentés sont ceux qu’elle affectionnait particulièrement car ils représentent sa seconde vie », explique dans le catalogue Ghyslaine Calmels, directrice générale de la Fondation Bardot. Parmi les pièces les plus emblématiques, une affiche originale du film Et Dieu… créa la femme, conservée à La Madrague, est estimée entre 100 et 200 euros.

Des objets du quotidien aux pièces de collection

La vente mêlera des objets du quotidien et des pièces plus rares. On y trouvera ainsi un autoportrait au crayon et fusain, estimé 300 euros, ou encore un dessin de Brigitte Bardot représentant Roger Vadim, mis à prix à 80 euros. Le bracelet en or orné de breloques que la star portait lors de son mariage avec Jacques Charrier en 1959 sera proposé à l’encan pour une estimation haute de 1 200 euros.

Les estimations les plus élevées, comprises entre 5 000 et 10 000 euros, concernent une encre de Chine du dessinateur Sempé, une bague en platine sertie d’un diamant de 3,67 carats ainsi qu’un lot de quatre pièces en or de 20 dollars américains. La star laisse également derrière elle sa machine à écrire Olivetti mécanique, sur laquelle elle a rédigé son autobiographie, ainsi qu’une paire de bottes rouges qu’elle affectionnait particulièrement.

Les « merdouilles » de Brigitte Bardot

La maison de ventes Millon souligne que parmi les lots figuraient aussi les « merdouilles » de l’actrice — un terme affectueux qu’elle employait pour désigner ses objets du quotidien. Coffrets, boîtes, vide-poches, réveils, pendulettes, briquets, cendriers et cadeaux figurent donc au catalogue, certains estimés entre 30 et 50 euros seulement. Deux colliers de chiens, commandés sur le même modèle pour chacun de ses compagnons à quatre pattes, seront également proposés. Ces colliers, dotés d’une médaille gravée avec ses coordonnées, devraient attirer l’attention des collectionneurs.

Les organisateurs mettent en avant des objets qui ont marqué l’histoire personnelle de la star. « Brigitte Bardot les appelait ses ‘merdouilles’ : coffrets, boîtes, vide-poches, réveils, pendulettes, briquets, cendriers et cadeaux… », précise la maison Millon. Cette collection reflète ainsi une partie de la vie intime de l’icône, au-delà de l’image publique qu’elle a incarnée.

Un vélo, des paniers en osier et des souvenirs emblématiques

Les enchérisseurs pourront également se porter acquéreurs du vélo de Brigitte Bardot, un objet qui témoigne de son goût pour un mode de vie simple et proche de la nature. Autre pièce nostalgique : les paniers en osier que la star a contribué à remettre à la mode dans les années 1960 et qu’elle utilisait quotidiennement. Ces éléments rappellent son engagement en faveur d’un mode de vie plus naturel et épuré.

Parmi les lots les plus symboliques figure également la table de travail sur laquelle Brigitte Bardot répondait à son courrier. Un objet modeste en apparence, mais chargé d’histoire, tout comme les autres pièces issues de son patrimoine personnel. L’ensemble de ces lots sera exposé à l’Hôtel Drouot à Paris du 15 au 20 septembre, permettant aux amateurs de venir admirer ces objets avant la vente.

Et maintenant ?

Les enchères se tiendront donc le 21 septembre à Paris, sous le marteau de la maison Millon. Les recettes, une fois les frais de vente déduits, seront intégralement reversées à la Fondation Bardot et à Nicolas-Jacques Charrier. Cette opération permettra de financer les missions de la fondation, tout en offrant aux collectionneurs la possibilité d’acquérir des pièces uniques liées à l’une des figures les plus marquantes du cinéma français. Reste à voir si les estimations, parfois modestes, laisseront place à des surprises lors de la adjudication.

Cette vente rappelle l’engouement persistant pour les objets ayant appartenu aux grandes figures culturelles. Elle pose aussi la question de la gestion des successions de personnalités publiques, entre préservation du patrimoine et valorisation économique. Une opération qui devrait susciter l’intérêt des médias et des collectionneurs.

Les 285 lots seront exposés à l’Hôtel Drouot à Paris du 15 au 20 septembre 2026, en accès libre pour le public, avant la vente aux enchères prévue le 21 septembre.