La province de la Likouala, située dans le nord du Congo-Brazzaville et considérée comme la plus enclavée du pays, a validé le 22 juin 2026 son rapport d’exercice local volontaire. Ce document permet d’évaluer les forces et les faiblesses de l’administration provinciale, mais il met en lumière une problématique persistante : l’accès à l’eau potable à Impfondo, son chef-lieu. Selon RFI, seulement 40 % de la population y aurait actuellement accès à une eau saine, malgré les projets de forages initiés par les autorités.
Ce qu'il faut retenir
- 40 % des habitants d’Impfondo disposent d’un accès à l’eau potable, un chiffre officiel qui masque des disparités locales.
- La Likouala, province la plus au nord du Congo-Brazzaville, est aussi la plus difficile d’accès en raison de son enclavement géographique.
- L’État a engagé la construction de forages, mais leur impact reste limité pour l’instant.
- Le rapport d’exercice local volontaire, validé le 22 juin 2026, souligne ces défis structurels.
Une province enclavée aux ressources limitées
La Likouala s’étend sur un vaste territoire, marqué par une faible densité de population et une infrastructure routière quasi inexistante. Impfondo, son chef-lieu, cumule les difficultés : éloignement des grands centres économiques, accès difficile par voie fluviale ou aérienne, et un réseau de distribution d’eau défaillant. Autant dire que la situation hydrique y est un casse-tête logistique. Les autorités locales, lors de la validation de leur rapport le 22 juin, ont reconnu que l’accès à une eau potable de qualité restait un défi majeur, malgré les annonces récentes de forages.
D’après RFI, les projets en cours visent à améliorer la situation, mais leur déploiement prend du temps. Entre les contraintes géographiques et les budgets limités, les travaux avancent lentement. Les habitants, eux, doivent souvent se rabattre sur des sources alternatives, parfois non traitées, ce qui pose des risques sanitaires.
Des projets en cours, mais des résultats encore insuffisants
Depuis plusieurs mois, l’État congolais a lancé des chantiers de forages à Impfondo et dans ses environs. Ces infrastructures sont censées réduire la dépendance aux points d’eau non contrôlés, comme les rivières ou les puits traditionnels. Pourtant, selon les données officielles, moins de la moitié de la population en profite encore. Les autorités attribuent ce délai à la complexité des travaux, notamment dans une région où les accès sont limités.
Un responsable local cité par RFI a indiqué que « les premiers forages devraient être opérationnels d’ici la fin de l’année 2026 ». Il a précisé que des équipes techniques évaluent actuellement la qualité des sols pour garantir la durabilité des installations. Pour l’heure, les ONG locales appellent à un renforcement des infrastructures existantes, faute de quoi la crise de l’eau risque de s’aggraver.
Un rapport provincial qui alerte sur les lacunes
Le rapport d’exercice local volontaire, adopté le 22 juin, dresse un état des lieux sans concession. Il souligne non seulement les faiblesses du réseau d’eau potable, mais aussi celles des autres services publics, comme l’éducation ou la santé. Les élus provinciaux y reconnaissent que la Likouala pâtit d’un manque de moyens structurels, aggravé par son isolement géographique.
Parmi les pistes évoquées : une meilleure coordination avec le gouvernement central, ainsi que des partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux. Pour l’instant, aucune date précise n’a été avancée pour une amélioration significative. Les habitants, eux, attendent des actes concrets.
Pour l’heure, la question de l’eau potable à Impfondo reste un sujet de préoccupation, alors que la province tente de concilier développement local et contraintes budgétaires.
La ville d’Impfondo, chef-lieu de la Likouala, souffre de son enclavement géographique : routes inexistantes, accès limité par voie fluviale ou aérienne, et un réseau de distribution d’eau défaillant. Les projets de forages, bien que lancés, peinent à couvrir l’ensemble des besoins en raison de ces contraintes logistiques.