Depuis le début de la saison des pluies en Côte d’Ivoire, mi-mai 2026, au moins 59 personnes ont péri dans des inondations, selon France 24. Ces crues, particulièrement violentes cette année, touchent notamment la région d’Abidjan, aggravées par la présence de constructions précaires dans des zones inondables.
Ce qu'il faut retenir
- 59 morts recensés depuis le 15 mai 2026, date du début de la saison des pluies en Côte d’Ivoire.
- Les inondations sont particulièrement intenses cette année, avec un bilan aggravé par les constructions illégales.
- La région d’Abidjan est la plus touchée, en raison de sa densité urbaine et de ses zones inondables.
Une saison des pluies exceptionnellement dévastatrice
Cette année, la saison des pluies en Côte d’Ivoire s’est accompagnée de précipitations particulièrement abondantes, provoquant des crues soudaines et difficiles à maîtriser. Les autorités locales évoquent des cumuls de pluie dépassant les moyennes saisonnières depuis plusieurs semaines, rendant les sols saturés et les cours d’eau incontrôlables. Les zones les plus exposées restent les quartiers informels, où les constructions en matériaux précaires n’offrent aucune résistance face aux eaux.
Abidjan, capitale économique du pays, concentre à elle seule une grande partie des dégâts. Les quartiers comme Yopougon, Cocody ou encore Port-Bouët sont régulièrement submergés, perturbant la vie quotidienne de milliers d’habitants. Les services de secours peinent à intervenir rapidement en raison de l’ampleur des inondations et de l’état des infrastructures.
Des constructions précaires, un facteur aggravant
Les experts et les autorités pointent du doigt l’urbanisation anarchique et les constructions illégales dans les zones inondables. « Les habitations installées dans les lits des rivières ou sur des terrains non constructibles aggravent considérablement l’impact des inondations », a expliqué un responsable du ministère de la Construction ivoirien. Ces constructions, souvent édifiées sans permis ni normes de sécurité, deviennent des pièges mortels lorsque les eaux montent.
Les autorités tentent de faire appliquer les réglementations, mais la pression démographique et la pauvreté limitent les possibilités de relogement. Des opérations de démolition ont été lancées dans certaines zones, mais elles restent insuffisantes face à l’ampleur du phénomène. La question de la planification urbaine et de la gestion des risques naturels revient ainsi sur le devant de la scène.
Un bilan humain et matériel en hausse
Outre les victimes, les inondations ont causé d’importants dégâts matériels : routes coupées, habitations détruites, réseaux électriques et d’eau potable endommagés. Les pertes économiques sont estimées à plusieurs milliards de francs CFA, bien que ce chiffre reste provisoire. Les cultures dans les zones rurales sont également touchées, ce qui pourrait aggraver la crise alimentaire dans certaines régions.
Les secours, mobilisés en urgence, peinent à évacuer tous les sinistrés. Les hébergements d’urgence, souvent saturés, obligent de nombreux foyers à se réfugier chez des proches ou dans des lieux publics. Les hôpitaux, déjà sous tension, accueillent des patients souffrant de maladies liées aux eaux stagnantes, comme le paludisme ou les infections respiratoires.
Reste à voir si ces mesures seront suffisantes pour endiguer les effets des prochaines pluies, alors que la saison des crues n’a pas encore atteint son pic. La Côte d’Ivoire pourrait ainsi devoir faire face à de nouveaux défis dans les semaines à venir.
Les quartiers d’Abidjan comme Yopougon, Cocody et Port-Bouët sont les plus touchés, en raison de leur densité urbaine et de leur exposition aux crues. Les zones rurales situées le long des grands cours d’eau, comme le Bandama ou le Comoé, enregistrent également des dégâts importants.