Les Pays-Bas sont éliminés de la Coupe du monde 2026 dès les seizièmes de finale après une défaite aux tirs au but (1-1, 3 tab à 2) face au Maroc, ce lundi 7 juillet, selon Le Figaro. Une sortie historique qui marque le pire résultat de l'histoire footballistique néerlandaise en phase finale de Coupe du monde, dans ce nouveau format élargi.
Cette désillusion sportive, qui prive les « Oranje » d'une confrontation en huitièmes de finale contre le Canada, a suscité une vague de critiques acerbes de la part des médias locaux. Entre analyses tactiques cinglantes et appels à la démission du sélectionneur Ronald Koeman, la presse néerlandaise ne laisse rien passer, qualifiant souvent la performance de ses joueurs de « honteuse » et « lâche ».
Ce qu'il faut retenir
- Les Pays-Bas s'inclinent en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face au Maroc (1-1, 3 tab à 2), une élimination prématurée et historique selon Le Figaro.
- Cette défaite constitue le pire résultat de l'histoire des Pays-Bas en phase finale de Coupe du monde, dans un format désormais élargi.
- Le sélectionneur Ronald Koeman, de retour à la tête de la sélection en 2023, est directement pointé du doigt par la presse locale pour son approche tactique jugée trop défensive.
- Plusieurs médias néerlandais, dont de Volkskrant et Voetbal, qualifient la prestation de l'équipe de « lamentable » et de « catastrophique ».
- Un éditorial du Telegraaf appelle ouvertement à la démission immédiate de Koeman, accusé d'avoir « traîné le football néerlandais dans la boue ».
Une élimination qui marque l'histoire du football néerlandais
Avec cette défaite face au Maroc, les Pays-Bas enregistrent leur pire parcours en Coupe du monde depuis l'instauration de la phase finale moderne. Jamais, dans l'histoire du football néerlandais, une équipe n'avait été éliminée aussi tôt dans la compétition, dans un format désormais passé à 48 équipes. Une performance d'autant plus décevante que les « Oranje » figuraient parmi les favoris pour une place en huitièmes de finale, voire plus.
Le match, disputé à l'issue d'une rencontre équilibrée mais pauvre en occasions franches, s'est conclu aux tirs au but après un score nul et vierge à l'issue du temps réglementaire. Les Néerlandais, souvent décrits comme une nation footballistique offensive, ont peiné à imposer leur jeu face à une défense marocaine solide et organisée. « Dresser un ’mur orange’ fut la seule stratégie que les Néerlandais ont su mettre en place », a ainsi déploré Willem Vissers, journaliste pour de Volkskrant.
Ronald Koeman dans la ligne de mire des critiques
Le sélectionneur Ronald Koeman, revenu à la tête de la sélection en 2023 après un premier passage entre 2018 et 2020, porte une lourde responsabilité aux yeux de la presse néerlandaise. Son approche tactique, basée sur un schéma en 5-2-3 jugé excessivement défensif, a été vivement critiquée. « Le football ressemble parfois au poker, il n’est jamais sage de laisser les autres voir son jeu », a ironisé le site Voetbal, soulignant l'échec d'une stratégie perçue comme trop prudente.
Selon Le Figaro, plusieurs médias locaux ont pointé du doigt l'incapacité des Néerlandais à retrouver leur identité offensive. « Les Pays-Bas ont dilapidé leur réputation de nation portée sur le panache et l’attaque », a écrit Willem Vissers, rappelant que les Oranje se sont « retranchés derrière un mur de peur, peinant à peser sur la rencontre ». Pour Voetbal, le bilan est sans appel : « Un football honteux et lâche s’avère fatal pour les Pays-Bas ».
La question de la succession de Koeman déjà sur la table
La pression sur Ronald Koeman s'est encore intensifiée après cette nouvelle défaite aux tirs au but, la deuxième consécutive dans cet exercice après celle subie face à l'Argentine en 2022. Dans un éditorial au vitriol, Valentijn Driessen, journaliste au Telegraaf, a appelé à une réaction immédiate de la part de la Fédération royale néerlandaise (KNVB). « Koeman doit démissionner de son poste de sélectionneur national des Pays-Bas immédiatement », a-t-il lancé, accusant le technicien et son capitaine Virgil van Dijk d’avoir « traîné le football néerlandais dans la boue ».
Cette mise en cause publique intervient alors que la KNVB doit désormais gérer une crise sportive mais aussi médiatique. Les supporters néerlandais, souvent exigeants et passionnés, pourraient se montrer particulièrement critiques dans les jours à venir. La fédération devra également rassurer les millions de fans du pays, profondément déçus par une élimination aussi précoce.
Une tradition offensive mise à mal
Les Pays-Bas incarnent depuis des décennies une philosophie footballistique basée sur l'attaque et le spectacle. Avec des joueurs comme Johan Cruyff, Marco van Basten ou encore Arjen Robben, le football néerlandais a marqué l'histoire par son audace et son jeu offensif. Pourtant, face au Maroc, l'équipe a semblé désorientée, incapable de reproduire cette tradition.
« Les Néerlandais ont passé le match à courir après le score, jetant aux oubliettes leur tradition de jeu offensif », a regretté Willem Vissers. Pour de Volkskrant, cette performance constitue une « piètre performance, tant de la part de l’équipe que de l’entraîneur », dont le poste est désormais clairement menacé. Un constat d'autant plus amer que les Oranje comptaient parmi les favoris pour une qualification en huitièmes de finale.
Pour les supporters, la déception est d'autant plus grande que cette élimination intervient dans un Mondial marqué par des surprises, comme l'élimination surprise de l'Allemagne face au Paraguay en phase de groupes. Autant dire que la Coupe du monde 2026 réserve encore son lot de rebondissements.
Avec leur élimination en seizièmes de finale face au Maroc, les Pays-Bas enregistrent leur pire résultat en phase finale de Coupe du monde, selon Le Figaro. Jamais, dans l'histoire moderne de la compétition, une équipe néerlandaise n'avait été éliminée aussi tôt.
Le Maroc, qui s'est qualifié pour les huitièmes de finale, affrontera le Canada en prochain tour, selon le calendrier officiel de la Coupe du monde 2026.