Malgré une performance remarquée, l’équipe nationale japonaise a été éliminée dès les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une défaite 2-1 face au Brésil, selon Courrier International. Le match, disputé le 29 juin à Houston (Texas), s’est soldé par une issue cruelle pour les « Blue Samurai », qui avaient pourtant ouvert le score par l’intermédiaire de Kaishu Sano à la 29e minute.
Ce qu'il faut retenir
- Le Japon, mené 1-0 à la mi-temps, a vu son défenseur Casemiro égaliser peu après la reprise avant que Gabriel Martinelli ne marque le but décisif à la 95e minute.
- Cette élimination intervient malgré les ambitions affichées par le sélectionneur Hajime Moriyasu, qui visait une première victoire en phase éliminatoire.
- Le Japon, qualifié à cinq reprises pour les huitièmes de finale depuis 2002, n’a jamais dépassé ce stade en Coupe du monde.
- Plusieurs absences clés, dont celles de Kaoru Mitoma et Takumi Minamino, ont affaibli l’attaque japonaise, selon Daily.
- Le sélectionneur a reconnu que le « fossé » entre le Japon et le Brésil, bien que réduit, reste significatif.
Un scénario cruel pour les « Blue Samurai »
Le match contre le Brésil s’est transformé en un cauchemar pour les Japonais. Après avoir dominé une grande partie de la rencontre et ouvert le score grâce à Kaishu Sano, la défense nippone a cédé sous la pression des assauts brésiliens. Casemiro a égalisé peu après la mi-temps, privant l’équipe de Hajime Moriyasu d’un avantage qu’elle semblait contrôler. Le but de Gabriel Martinelli à la 95e minute a scellé le sort des « Blue Samurai », mettant fin à leur parcours dans cette Coupe du monde.
Cette élimination marque une nouvelle fois l’incapacité de l’équipe japonaise à franchir le cap des huitièmes de finale, malgré des performances régulières en phase de groupes. Depuis 2002, le Japon s’est qualifié à cinq reprises pour les phases à élimination directe, sans jamais aller plus loin. Cette fois, l’espoir était pourtant permis, tant l’équipe affichait un niveau élevé, avec plusieurs joueurs évoluant dans des clubs européens de premier plan.
Une équipe affaiblie par les absences
Selon Daily, site spécialisé dans les actualités sportives, l’absence de plusieurs éléments clés a pesé lourd dans la balance. Les attaquants Kaoru Mitoma (Brighton) et Takumi Minamino (AS Monaco), considérés comme des atouts majeurs de l’équipe, n’ont pas pu participer à la compétition en raison de blessures. Pire encore, Takefusa Kubo, ailier droit de la Real Sociedad, s’est blessé au genou lors du match contre les Pays-Bas. « On avait perdu des atouts susceptibles de faire la différence », a souligné le site, résumant ainsi les difficultés rencontrées par les Japonais face à une équipe brésilienne expérimentée.
Ces absences ont privé l’équipe de joueurs capables de créer des déséquilibres et de marquer des buts décisifs. Pourtant, malgré ces handicaps, le Japon a réussi à tenir tête au Brésil, prouvant une fois de plus sa capacité à rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.
Le sélectionneur Moriyasu appelle à tirer les leçons
Face à cette défaite, Hajime Moriyasu n’a pas caché sa déception. « Le fossé entre le Japon et le Brésil diminue. Le Japon pourrait bientôt rejoindre le rang des dix meilleures équipes mondiales. Mais il y a encore des écarts entre nous et eux, il faut donc trouver un moyen de les éliminer », a-t-il déclaré, cité par l’agence Jiji Tsushin. Le sélectionneur a insisté sur la nécessité de progresser, notamment en analysant les erreurs commises lors de ce match.
Il a également rappelé que la route vers le haut niveau est encore longue, malgré les progrès réalisés ces dernières années. Le Japon, qui a vu plusieurs de ses joueurs évoluer dans des championnats européens, dispose d’un vivier de talents prometteurs. Cependant, la capacité à concrétiser ces performances en phase finale reste un défi majeur pour la sélection.
La presse japonaise prend acte avec résignation
Les médias japonais ont réagi à cette élimination avec une certaine résignation, tout en appelant à une réflexion sur l’avenir. Le quotidien Mainichi Shimbun a souligné que le Brésil a toujours été considéré comme un « maître » du football au Japon, rappelant que plusieurs joueurs brésiliens, dont Zico, ont évolué ou entraîné dans l’archipel. « Le seul moyen pour changer l’histoire, c’est de continuer à se mesurer à ses défis », a écrit le journal, invitant ainsi la sélection à poursuivre son apprentissage face aux meilleures équipes mondiales.
De son côté, Asahi Shimbun a titré sur une « remontada » brésilienne, soulignant la frustration des supporters japonais après une rencontre où leur équipe a cru tenir la victoire. Le quotidien a également rappelé que cette élimination s’ajoute à une série de déceptions en phase finale, malgré des progrès constants depuis deux décennies.
« Il faut tirer les leçons de cette défaite. »
— Hajime Moriyasu, sélectionneur de l’équipe du Japon, cité par Goal.com.
Un Brésil qui confirme sa domination
Pour le Brésil, cette victoire confirme sa place parmi les favoris de la compétition. Malgré un début de match difficile, la Seleção a su renverser la situation grâce à des individualités de classe mondiale comme Casemiro et Gabriel Martinelli. Cette rencontre a également mis en lumière la capacité du Brésil à gérer les moments clés, une qualité souvent décisive en phase finale.
Alors que le Japon doit désormais se préparer pour de nouvelles échéances, comme la Coupe d’Asie 2027, le Brésil, lui, poursuit son parcours en Coupe du monde avec l’ambition de décrocher un sixième titre. Pour les « Blue Samurai », l’heure est à l’introspection, mais aussi à la confirmation de leur statut d’équipe majeure en Asie.
Cette défaite rappelle que, malgré des progrès significatifs, le football reste un sport où le détail fait souvent la différence. Pour le Japon, l’enjeu sera désormais de transformer ces performances en résultats concrets, afin de briser enfin le plafond de verre qui l’empêche de progresser au-delà des huitièmes de finale.
Le Japon s’est qualifié à cinq reprises pour les huitièmes de finale depuis 2002, mais n’a jamais réussi à franchir ce cap. Plusieurs facteurs expliquent cette limitation, notamment des lacunes défensives sous pression, un manque d’expérience en matchs décisifs et, parfois, des absences de joueurs clés en attaque. Malgré des progrès constants, l’équipe peine encore à gérer les moments cruciaux en phase finale.
Après cette élimination, l’équipe du Japon se concentrera sur la Coupe d’Asie 2027, prévue en janvier. Le sélectionneur Hajime Moriyasu devra également préparer une nouvelle génération de joueurs pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2030. L’objectif reste de renforcer la cohésion d’équipe et de combler l’écart avec les meilleures nations mondiales.