« Quand l’arbitre siffle penalty, quand on a regardé, notre interprétation, pour nous, il n’y avait pas penalty », a déclaré Pape Thiaw, le sélectionneur du Sénégal, en conférence de presse après l’élimination de son équipe face à la Belgique en 16e de finale de la Coupe du monde 2026, selon RMC Sport.
Les Lions de la Teranga, menés 2-0 après un début de match maîtrisé, ont vu leur parcours s’effondrer dans les dernières minutes d’un scénario aussi fou que cruel. Une remontée belge en trois minutes (86e et 89e) a effacé l’avance sénégalaise, avant qu’un penalty accordé à Youri Tielemans dans le temps additionnel de la prolongation ne scelle leur sort. Malgré l’intervention du VAR, Pape Thiaw maintient sa position : selon lui, le contact entre Lamine Camara et Tielemans ne méritait pas la sanction maximale. Mais l’arbitre hondurien Said Martinez a tranché en faveur des Diables Rouges, offrant à la Belgique une qualification en 8e de finale.
Ce qu'il faut retenir
- Un scénario catastrophe : le Sénégal, mené 2-0 après 85 minutes, encaisse deux buts en trois minutes, puis s’incline sur un penalty en prolongation.
- Un penalty contesté : Pape Thiaw estime qu’il n’y avait pas faute de Lamine Camara sur Youri Tielemans, mais l’arbitre a validé la décision après consultation du VAR.
- Des choix tactiques critiqués : le sélectionneur assume ses remplacements et la gestion de l’avantage, tout en reconnaissant que les joueurs n’ont pas « se sacrifié » sur le terrain.
- Des déclarations mesurées : Habib Diarra, milieu de terrain, évite de commenter l’arbitrage et pointe la responsabilité collective.
Un match qui bascule dans les dernières minutes
Le Sénégal abordait cette rencontre face à la Belgique avec une solide prestation collective, mais aussi une ambition affichée. Menés rapidement par des buts d’Ismaïla Sarr et de Sadio Mané, les hommes de Pape Thiaw semblaient maîtriser leur sujet. Pourtant, dans les dernières minutes du temps réglementaire, la fatigue et la pression ont eu raison d’eux. Bamba Dieng et Habib Diarra, entrés en cours de jeu, ont été incapables d’empêcher Romelu Lukaku de réduire l’écart à deux reprises en trois minutes. Bref, une série d’erreurs défensives et un manque de rigueur ont coûté cher.
La prolongation, elle, a tourné au cauchemar. Le Sénégal, déjà fragilisé, a subi la pression belge avant de voir Tielemans obtenir un penalty après un contact avec Lamine Camara. Le choix de l’arbitre, confirmé par la VAR, a provoqué l’incompréhension dans le camp sénégalais. « Les joueurs ont essayé de contester, c’est leur droit. Ils ont respecté la décision, mais c’est ce penalty qui nous élimine aujourd’hui », a souligné Thiaw.
Pape Thiaw assume ses décisions, malgré les critiques
Le sélectionneur sénégalais, sous le feu des projecteurs depuis ce revers, a choisi de défendre ses choix tactiques et ses remplacements. « Par moment, on avait des problèmes physiques, donc il y avait des joueurs qui étaient fatigués, qui ne pouvaient plus aller », a-t-il expliqué. Il a également évoqué la nécessité de gérer l’avantage obtenu en première mi-temps, tout en reconnaissant que « quand même, on a eu l’avantage ». Une manière de rappeler que l’équipe a été proche de la qualification.
Pourtant, les critiques fusent déjà. Certains observateurs pointent du doigt la gestion de l’avantage, d’autres les erreurs défensives. Thiaw, lui, assume pleinement ses responsabilités : « Une fois qu’on perd, on ne peut pas dire que c’était payant. Maintenant, voilà, il faut accepter, c’est le football. Merci beaucoup. »
« Non, moi, il ne faut pas… Je préfère ne pas parler de l’arbitre. Je ne parle pas de l’arbitre. »
— Habib Diarra, milieu de terrain du Sénégal, sur l’arbitrage.
La réaction des joueurs : entre acceptation et frustration
Côté vestiaire, les réactions sont contrastées. Habib Diarra, comme d’autres joueurs, a évité de s’étendre sur la polémique arbitrale, préférant pointer les manquements collectifs. « Quand on est sur le terrain, on doit se sacrifier. Ce n’est pas ce qu’on a fait sur le terrain. On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes », a-t-il déclaré. Une prise de position qui illustre la frustration des joueurs, conscients que leur élimination tient autant à des erreurs individuelles qu’à un arbitrage discuté.
Pour Pape Thiaw, l’heure n’est plus aux regrets. « C’est le football », a-t-il simplement résumé, comme pour clore le débat et tourner la page. Mais le débat, lui, est loin d’être clos. Entre le penalty contesté et les choix tactiques, les questions restent nombreuses.
Une chose est sûre : l’élimination du Sénégal laissera des traces, autant chez les supporters que chez les responsables. Entre la polémique du penalty et les choix tactiques, les débats risquent de durer bien au-delà de cette Coupe du monde.
Selon Pape Thiaw, le contact entre Lamine Camara et Youri Tielemans ne constituait pas une faute méritant un penalty. L’arbitre hondurien Said Martinez a tranché en faveur de la Belgique après consultation de la VAR, mais le sélectionneur sénégalais maintient que la décision était injustifiée. Le débat porte donc sur l’interprétation des règles et la rigueur de l’arbitrage dans un match décisif.