Deux policiers ont été volontairement percutés par une conductrice de 30 ans, samedi 27 juin au Cannet, dans les Alpes-Maritimes, alors qu’ils effectuaient un contrôle routier dans le cadre d’une opération anti-drogue. Selon Le Figaro, qui rapporte l’information, la jeune femme a refusé de s’arrêter, avant d’effectuer une marche arrière pour percuter les forces de l’ordre. L’un des policiers a riposté en tirant deux coups de feu, blessant la conductrice à la cuisse.
Ce qu'il faut retenir
- Deux policiers percutés samedi 27 juin vers 19 heures au Cannet lors d’un contrôle routier.
- La conductrice, âgée de 30 ans, a refusé de s’arrêter et a pris la fuite après avoir percuté volontairement les policiers.
- Les forces de l’ordre ont tiré deux coups de feu, blessant la suspecte à la cuisse avant son interpellation à l’hôpital de Grasse.
- La jeune femme est déjà condamnée pour trafic de stupéfiants en 2024 et fait l’objet d’une enquête pour « tentative d’homicide volontaire sur policier ».
- Une première enquête a été ouverte pour « trafic de stupéfiants », tandis qu’une seconde devra déterminer si les tirs des policiers relevaient de la légitime défense.
Un contrôle routier qui tourne au drame
Vers 19 heures, samedi 27 juin, une équipe de la brigade anticriminalité du Cannet procédait à des contrôles de véhicules dans le cadre de soupçons liés au trafic de stupéfiants. Selon les informations recueillies par Le Figaro, une conductrice a refusé de s’arrêter à l’ordre des policiers. Pour échapper au contrôle, elle a effectué une marche arrière, percutant un policier à moto et roulant sur le pied d’un second fonctionnaire. « Elle a délibérément pris la fuite en percutant les agents », précise une source policière citée par le quotidien.
L’intervention musclée des forces de l’ordre
Face à cette résistance, les policiers ont utilisé leur arme de service à deux reprises. La conductrice, touchée à la cuisse, a pourtant réussi à fuir avant de rejoindre un autre véhicule avec deux complices. Selon une source proche de l’enquête, elle aurait été transportée à l’hôpital de Grasse par ses proches, où elle a finalement été interpellée par les forces de l’ordre. Les deux occupants du véhicule de fuite ont également été placés en garde à vue.
Dans un communiqué, la préfecture des Alpes-Maritimes a confirmé l’interpellation de la suspecte, soulignant que « les faits ont été immédiatement signalés au parquet de Grasse ». Le policier blessé, légèrement atteint, a été hospitalisé à Cannes avant d’être transféré en unité médico-judiciaire. Il a quitté l’établissement en soirée, après avoir bénéficié d’un examen médico-légal dans le cadre du parcours victime mis en place par le parquet.
Un passé judiciaire lourd pour la conductrice
Âgée de 30 ans, la suspecte est déjà connue des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants. En 2024, elle avait été condamnée pour ces faits, un dossier qui avait alors conduit à la saisie de produits illicites et à des investigations approfondies. Selon une source proche de l’enquête, son profil suggère un lien avec des réseaux organisés, bien que les enquêteurs n’aient pas encore confirmé cette piste. « Son passé judiciaire et les circonstances de l’interpellation laissent supposer une possible implication dans des activités criminelles plus larges », indique un officier sous couvert d’anonymat.
Les enquêteurs du parquet de Grasse ont ouvert deux procédures distinctes. La première vise la suspecte pour « tentative d’homicide volontaire sur policier » et « trafic de stupéfiants ». La seconde doit déterminer si l’usage des armes par les policiers relève de la légitime défense, une procédure systématique dans ce type d’incident. « Chaque tir fera l’objet d’une analyse minutieuse », a précisé un magistrat du parquet de Grasse.
Une région sous tension face au trafic de stupéfiants
L’incident survient dans un contexte où les Alpes-Maritimes, et plus largement la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, restent particulièrement exposées aux réseaux de trafic de stupéfiants. Nice et ses environs sont régulièrement le théâtre d’opérations policières visant à démanteler des filières, souvent liées à des groupes organisés transfrontaliers. En juin 2025, une vaste opération avait permis la saisie de plusieurs kilogrammes de cocaïne et l’arrestation de plusieurs individus, mettant en lumière l’ampleur des trafics dans la région.
Selon les dernières données de la préfecture de police, les interpellations pour trafic de stupéfiants ont augmenté de 15 % dans les Alpes-Maritimes entre 2024 et 2025, reflétant une intensification des contrôles. Cependant, les réseaux adaptent leurs méthodes, utilisant des véhicules de plus en plus sophistiqués et des itinéraires de fuite complexes, comme en témoigne l’incident du Cannet.
Reste à savoir si cette affaire contribuera à renforcer les dispositifs de contrôle dans la région, alors que les autorités multiplient les initiatives pour endiguer le trafic de stupéfiants. Pour l’heure, les deux policiers percutés ont été pris en charge, mais l’incident rappelle les risques encourus par les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions.
D’après les éléments recueillis par Le Figaro, la conductrice, déjà condamnée pour trafic de stupéfiants, aurait pris la fuite pour éviter un contrôle routier qui aurait pu révéler sa participation à des activités illicites. Son geste délibéré suggère une volonté d’échapper à une interpellation, même au prix de violences contre les forces de l’ordre.