Un duel inattendu entre deux judokates françaises a marqué ce week-end à Lausanne, révélant les enjeux cruciaux de la préparation des athlètes tricolores pour les Jeux de Los Angeles 2028. Selon nos confrères du Figaro, la finale du Grand Slam en catégorie féminine des plus de 78 kg a opposé Romane Dicko à Léa Fontaine, un affrontement chargé de symboles.
Ce qu'il faut retenir
- Romane Dicko s’est inclinée en finale à Lausanne face à sa compatriote Léa Fontaine, malgré un palmarès bien plus étoffé.
- C’est la première fois en cinq confrontations que Léa Fontaine bat Dicko, qui détient pourtant deux médailles de bronze olympiques en individuel.
- La victoire de Fontaine intervient à moins d’un an des Championnats du monde de Bakou, prévus du 4 au 11 octobre 2026.
- La course à la qualification pour les Jeux de Los Angeles 2028 a débuté dès juin 2026 avec le Grand Slam de Mongolie.
Un choc entre deux générations françaises
Le Grand Slam de Lausanne a offert un spectacle inhabituel : deux judokates françaises en finale d’une compétition majeure. Romane Dicko, double médaillée de bronze olympique en individuel et déjà dix fois championne de Grand Slam, affrontait Léa Fontaine, une judokate en progression constante. Et pour la première fois en cinq duels, c’est Fontaine qui a pris le dessus.
Cette rencontre, presque routinière pour les deux athlètes habituées de l’Insep, a pris une dimension stratégique. « J’ai gagné mais ce n’est pas une finalité », a confié Léa Fontaine au journal L’Équipe, cité par nos confrères du Figaro. « Mon but, ce n’est pas d’être championne de Lausanne, je m’en fous un peu, c’est d’être médaillée mondiale, une médaille que je n’ai pas. Là, c’était juste une étape pour se préparer. »
Un calendrier chargé avant Los Angeles 2028
Cette défaite de Dicko intervient à un moment clé de la préparation française. Les Championnats du monde de Bakou, du 4 au 11 octobre 2026, constituent une étape majeure pour les athlètes en lice pour une qualification aux Jeux de Los Angeles 2028. Les compétitions internationales se multiplient depuis juin, avec notamment le Grand Slam de Mongolie, qui a lancé la course aux points pour les sélections.
Pour les judokates tricolores, chaque résultat compte. La France mise sur des athlètes expérimentés comme Dicko ou Clarisse Agbégnénou, mais aussi sur des profils émergents capables de créer la surprise. Le duel Dicko-Fontaine illustre cette compétition interne, où la performance immédiate ne suffit pas : il faut aussi se projeter sur le long terme.
Entre routine et pression des attentes
Pour Romane Dicko, cette défaite à Lausanne est une piqûre de rappel. Avec dix titres en Grand Slam, la judokate est une figure du judo français, mais la concurrence ne faiblit pas. « Habituées à se prendre à l’Insep, les deux judokates n’ont aucun secret l’une pour l’autre », soulignent nos confrères du Figaro. Pourtant, Fontaine a su saisir sa chance, rappelant que dans le judo de haut niveau, aucune hiérarchie n’est figée.
Bref, les Jeux de Los Angeles 2028 se profilent, et la France ne peut se permettre de laisser filer ses talents. Les prochains mois seront décisifs pour les qualifications, avec des compétitions où chaque point peut faire la différence.
Pour Dicko, Fontaine et leurs partenaires, l’objectif reste le même : monter sur le podium à Los Angeles. Mais comme le rappelle Fontaine, « une médaille mondiale, c’est ça qui compte vraiment ». Le chemin pour y parvenir est déjà bien entamé.
Outre les Championnats du monde de Bakou en octobre 2026, les judokates françaises devront participer aux tournois de qualification olympique, dont les dates et lieux ne sont pas encore officiellement annoncés. Ces épreuves détermineront les qualifiés français pour Los Angeles 2028.