Les océans du monde entier viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais enregistré, selon les données de l’observatoire européen Copernicus Marine. Cette annonce, relayée par Ouest France, intervient dans un contexte marqué par la persistance du phénomène El Niño et l’aggravation continue du réchauffement climatique.
Les températures moyennes à la surface des océans ont dépassé de 0,85 °C les niveaux préindustriels pour ce mois, battant ainsi le précédent record établi en juin 2023. Les scientifiques s’attendent à ce que cette tendance se poursuive, voire s’amplifie, d’ici la fin de l’année 2026. Autant dire que la situation pourrait encore se dégrader si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas rapidement réduites.
Ce qu'il faut retenir
- Les océans mondiaux ont atteint en juin 2026 leur température moyenne la plus élevée jamais enregistrée.
- Ce record dépasse de 0,85 °C les niveaux préindustriels pour un mois de juin.
- L’observatoire Copernicus Marine attribue cette hausse à El Niño et au réchauffement climatique.
- Les scientifiques anticipent une poursuite de cette tendance, avec un risque de nouveaux records d’ici la fin de l’année.
Un phénomène climatique aggravé par El Niño et le changement climatique
Selon Copernicus Marine, la hausse des températures océaniques s’explique par une combinaison de facteurs. D’une part, le phénomène naturel El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique, persiste depuis plusieurs mois. D’autre part, le réchauffement climatique d’origine humaine amplifie ces effets, réduisant la capacité des océans à absorber la chaleur excédentaire.
« Les océans jouent un rôle clé dans la régulation du climat mondial, mais leur capacité à absorber la chaleur est désormais mise à rude épreuve », a précisé un porte-parole de Copernicus Marine. Les données collectées montrent que les anomalies de température sont particulièrement marquées dans les océans Pacifique et Atlantique, des régions déjà fortement impactées par El Niño.
Des conséquences déjà visibles sur les écosystèmes marins
Les scientifiques s’inquiètent des répercussions de cette hausse des températures sur les écosystèmes marins. Les récifs coralliens, déjà fragilisés par le blanchiment massif observé ces dernières années, pourraient subir de nouvelles vagues de mortalité. Les pêcheurs, notamment dans les régions tropicales, signalent déjà des perturbations dans les stocks de poissons, avec des espèces migratrices modifiant leurs trajets habituels.
« Les données recueillies en juin confirment une tendance alarmante : les océans se réchauffent à un rythme sans précédent », a déclaré un chercheur spécialisé en océanographie. Les modèles climatiques suggèrent que ces bouleversements pourraient s’aggraver si les émissions de CO₂ ne sont pas drastiquement réduites dans les années à venir.
Une année 2026 sous haute surveillance
Les experts de Copernicus Marine estiment que 2026 pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans, devant 2023 et 2024. Les mois à venir seront déterminants pour évaluer l’ampleur des dégâts. « Si El Niño se poursuit avec une intensité similaire à celle observée ces dernières années, nous pourrions assister à des records de température encore plus élevés », a souligné un climatologue.
Les autorités maritimes et les scientifiques appellent à une surveillance accrue des océans, notamment dans les zones les plus vulnérables. Les satellites et les bouées océanographiques permettront de suivre l’évolution des températures en temps réel, mais les moyens de prévention restent limités face à l’ampleur du phénomène.
Cette situation rappelle l’urgence d’agir face à la crise climatique, alors que les records de chaleur s’enchaînent sans répit.
Non. Si El Niño joue un rôle majeur dans le réchauffement actuel des océans, il s’ajoute au réchauffement climatique d’origine humaine. Les émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités industrielles et aux transports, amplifient l’effet naturel d’El Niño et prolongent ses conséquences.