Le skipper Louis Burton, 41 ans, a officiellement donné le coup d’envoi de sa nouvelle aventure maritime en mettant à l’eau son Ultim Armand Thierry ce mardi 7 juillet 2026 à Lorient (Morbihan). Après quinze années passées sur des Imoca, le marin malouin bascule vers une nouvelle discipline : les maxi-trimarans à foils, une catégorie qu’il n’a encore jamais pratiquée. Comme le rapporte Ouest France, cette transition s’accompagne d’un objectif ambitieux : participer à la Route du Rhum 2026, dont le départ sera donné en novembre prochain depuis Saint-Malo, et tenter de battre des records sur les mers du globe.
Ce qu'il faut retenir
- Louis Burton, 41 ans, quitte les Imoca après quinze ans de navigation pour se lancer sur un maxi-trimaran à foils, catégorie qu’il découvre.
- Il a mis à l’eau son nouvel Ultim, Armand Thierry, le 7 juillet 2026 à Lorient.
- Son objectif principal est de prendre part à la Route du Rhum 2026, prévue en novembre, et de viser des records de traversée.
- Cette transition marque un tournant dans sa carrière, passant des monocoques aux multicoques de haute performance.
Un nouveau défi après quinze ans sur Imoca
Louis Burton quitte une discipline qu’il maîtrise parfaitement pour se frotter à un environnement radicalement différent. Les maxi-trimarans à foils, ces géants des mers capables de filer à plus de 40 nœuds, représentent un saut technologique et physique majeur. « La Route du Rhum et battre des records, j’en ai vraiment envie », a-t-il déclaré à l’occasion de la mise à l’eau de son bateau, selon Ouest France. Pour ce marin expérimenté, habitué aux défis solitaires, cette transition s’apparente à un nouveau départ, même si les Imoca lui ont offert des succès notables, dont une victoire dans la Transat Jacques-Vabre en 2023.
Armand Thierry, un Ultim taillé pour la vitesse
Le multicoque Armand Thierry, dont le nom rend hommage au défunt président de la société de gestion de patrimoine, est conçu pour rivaliser avec les meilleurs de sa catégorie. Avec ses foils, ces ailes immergées qui lui permettent de s’élever au-dessus de l’eau, il incarne l’avenir de la course au large. Burton, qui a supervisé la préparation du bateau, mise sur sa maniabilité et sa puissance pour affronter les conditions exigeantes de la Route du Rhum. Les premiers essais en mer devraient permettre d’affiner les réglages avant la grande aventure.
La Route du Rhum 2026, une épreuve majeure pour les Ultim
La Route du Rhum, course transatlantique en solitaire sans assistance, est l’une des épreuves les plus prestigieuses du calendrier. Pour cette édition 2026, la ligne de départ sera tracée entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, sur près de 3 500 milles nautiques. Les Ultim, ces monstres de 30 mètres de long, sont parmi les favoris pour battre les records de traversée. Burton, qui n’a encore jamais navigué sur ce type de bateau en course, devra prouver sa capacité à dompter ces machines volantes. La compétition s’annonce serrée, avec des concurrents aguerris comme François Gabart ou Charlie Dalin, déjà habitués aux performances extrêmes.
Cette transition vers les maxi-trimarans illustre une tendance forte dans la course au large, où les skippers cherchent à repousser toujours plus loin les limites de la vitesse. Pour Burton, qui a déjà marqué l’histoire de la voile en Imoca, l’enjeu est double : réussir sa reconversion et prouver que son talent s’étend désormais aux multicoques. Si la Route du Rhum 2026 lui sourit, elle pourrait bien ouvrir la voie à d’autres défis, pourquoi pas autour du monde en solitaire sur un Ultim.
Un maxi-trimaran à foils, comme celui piloté par Louis Burton, est un multicoque de 30 mètres équipé de foils, ces appendices qui permettent au bateau de s’élever au-dessus de l’eau, réduisant ainsi la traînée et augmentant la vitesse. À l’inverse, un Imoca est un monocoque de 18 mètres, plus stable mais moins rapide, conçu pour des courses en solitaire comme le Vendée Globe. La puissance et la technologie des Ultim en font des machines bien plus performantes, mais aussi plus complexes à maîtriser.