Une opération de sauvetage filmée par la police népalaise a permis de libérer Manisha Magar, six ans, coincée sous la boue et les débris depuis le 26 août à Timure, l’un des villages les plus touchés par les inondations dévastatrices. « Elle est désormais enfin en sécurité », ont confirmé les autorités locales, comme le rapporte le Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- Une fillette de 6 ans, Manisha Magar, a été secourue après trois jours et trois nuits sous les décombres à Timure.
- Les images de son sauvetage, capturées par la police népalaise le 29 août, montrent les secours déblayant la boue pour la libérer.
- Le bilan des inondations à la frontière entre le Népal et la Chine s’élève à 939 morts et 3 925 disparus.
- Les équipes de secours népalaises et chinoises restent mobilisées pour retrouver les personnes disparues.
Un sauvetage capté en images
La séquence vidéo, diffusée par les autorités, révèle l’intensité des opérations menées par les secours. Alors que la boue et les débris obstruaient tout espoir, les cris de Manisha Magar ont guidé les sauveteurs jusqu’à elle. L’un d’eux a finalement réussi à la dégager avant de la porter dans ses bras, sous les applaudissements des témoins.
Après avoir reçu des soins d’urgence, la fillette a été transportée vers un établissement médical. Des images complémentaires montrent des membres des équipes de secours lui offrant de la nourriture, tandis qu’elle était enveloppée dans une couverture, témoignant de l’urgence et de la solidarité sur place.
Un cauchemar de trois jours sous les décombres
Selon les déclarations de la police népalaise, Manisha Magar est restée prisonnière sous les débris pendant près de 72 heures. Son état de santé n’a pas été précisé dans l’immédiat, mais les autorités ont indiqué qu’elle avait pu être stabilisée avant d’être évacuée. « Elle est enfin en sécurité », a souligné un responsable local, sans fournir de détails supplémentaires sur son état.
Timure, l’un des premiers villages frappés par la coulée de boue le 26 août, figure parmi les zones les plus sinistrées. Les habitants et les secours continuent de faire face à l’ampleur des dégâts, alors que les intempéries persistent dans la région.
Un bilan humain qui s’alourdit
Les inondations, comparables à un « tsunami de boue », ont laissé derrière elles un lourd bilan humain. À la date du 1er septembre 2026, les autorités dénombrent au moins 939 morts et 3 925 disparus de part et d’autre de la frontière entre le Népal et la Chine. Les équipes de secours népalaises et chinoises poursuivent leurs recherches dans des conditions difficiles, notamment en raison des intempéries persistantes et de l’instabilité des sols.
Les villages isolés, comme Timure, restent particulièrement vulnérables. Les routes coupées et les communications interrompues compliquent l’acheminement de l’aide humanitaire et des moyens de secours. Les autorités appellent à une coordination renforcée pour éviter que la situation ne s’aggrave davantage.
« Les opérations de sauvetage se poursuivent malgré les conditions extrêmes. Chaque minute compte pour sauver des vies. »
Un porte-parole de la police népalaise
En parallèle, des appels à l’aide internationale se multiplient pour soutenir les populations sinistrées. Les organisations humanitaires préparent des convois d’urgence, tandis que les gouvernements concernés évaluent les besoins en matériel et en personnel médical.
Les autorités népalaises ont confirmé qu’elle avait été transportée à l’hôpital après avoir reçu des soins d’urgence, mais son état de santé précis n’a pas été divulgué. Aucune mise à jour supplémentaire n’a été publiée depuis son évacuation.