Depuis la fin du mois de juin 2026, l’accès à la plage de Château-Serein, située sur la commune de Plévenon dans les Côtes-d’Armor, est partiellement interdit en raison de l’accumulation d’algues vertes. Comme le rapporte Ouest France, une zone d’échouage a été identifiée et balisée par les autorités locales, invitant les promeneurs à la contourner.
Ce qu'il faut retenir
- La plage de Château-Serein, à Plévenon, est partiellement inaccessible depuis fin juin 2026.
- Cette restriction fait suite à une visite de contrôle dans la baie de la Fresnaye.
- Une zone d’échouage d’algues vertes a été délimitée et balisée par la municipalité.
- Les autorités demandent aux passants de respecter cette signalisation pour éviter tout risque.
- Cette situation illustre un phénomène récurrent dans certaines zones littorales bretonnes.
Une décision prise après une visite de contrôle
La restriction d’accès à la plage de Château-Serein s’appuie sur une inspection menée dans la baie de la Fresnaye à la fin du mois de juin. Selon les observations rapportées par Ouest France, une accumulation significative d’algues vertes a été constatée sur une partie du littoral. Cette prolifération, bien que localisée, a conduit la municipalité à prendre des mesures de précaution pour garantir la sécurité des usagers.
La baie de la Fresnaye, située à proximité de Plévenon, est connue pour être une zone sensible aux phénomènes d’échouage d’algues. Les autorités locales ont donc décidé de délimiter une zone spécifique où l’accès est désormais restreint. Les visiteurs sont invités à respecter cette signalisation afin d’éviter tout contact avec les algues accumulées.
Des algues vertes, un enjeu environnemental et sanitaire
Les algues vertes, principalement composées de Ulva, sont un phénomène naturel lié à l’eutrophisation des eaux côtières. Elles prolifèrent lorsque les eaux sont riches en nutriments, notamment en azote et en phosphore, souvent issus des activités agricoles ou des rejets urbains. Dans certaines conditions, ces algues peuvent se décomposer et libérer des gaz toxiques, comme le sulfure d’hydrogène, posant des risques pour la santé humaine et animale.
Côté Côtes-d’Armor, les épisodes de prolifération d’algues vertes ne sont pas rares. Chaque été, des zones littorales peuvent être temporairement fermées pour des raisons de sécurité. La situation actuelle à Plévenon s’inscrit dans ce contexte récurrent, même si l’ampleur de l’échouage reste à préciser.
Une signalisation claire pour limiter les risques
La municipalité de Plévenon a mis en place une signalisation visible pour délimiter la zone concernée par l’échouage d’algues. Des panneaux ont été installés afin d’avertir les promeneurs et les empêcher d’accéder à la zone balisée. « Il est important que chacun respecte cette signalisation pour éviter tout risque sanitaire ou environnemental », a indiqué un responsable municipal à Ouest France.
Cette mesure s’accompagne également d’une surveillance renforcée pour évaluer l’évolution de la situation. Si la prolifération devait s’étendre, d’autres restrictions pourraient être envisagées. Pour l’heure, la plage de Château-Serein reste accessible en dehors de la zone balisée, sous réserve de respecter les consignes de sécurité.
Cette situation rappelle l’importance de la gestion des nutriments dans les zones littorales, un enjeu qui dépasse le cadre local. Les acteurs locaux et les autorités régionales pourraient être amenés à renforcer leurs actions pour prévenir de nouvelles proliférations d’algues vertes dans les années à venir.
Les algues vertes en elles-mêmes ne sont pas toxiques, mais leur décomposition peut libérer des gaz irritants, comme le sulfure d’hydrogène. Une exposition prolongée à ces gaz peut provoquer des irritations des voies respiratoires ou des maux de tête. C’est pourquoi les autorités recommandent d’éviter les zones où les algues sont en décomposition.