À Roffiac, dans le Cantal, une cloche a retenti **302 fois** en un week-end, marquant l’adhésion de nouveaux membres au projet porté par le collectif pour la préservation de la narse de Nouvialle. Cette zone humide classée Natura 2000 est menacée par un projet de carrière porté par le géant des mines Imerys. Selon nos confrères de Reporterre, ce collectif citoyen a décidé de passer à l’action en imaginant un modèle alternatif pour l’économie locale, afin de « reprendre en main le destin de leur territoire ».

Ce qu'il faut retenir

  • Un collectif local s’oppose à un projet de carrière d’Imerys dans une zone humide classée Natura 2000, à Roffiac (Cantal).
  • Le groupe a enregistré **302 nouvelles adhésions** en un seul week-end, signe d’un engagement croissant.
  • Les habitants proposent un projet alternatif pour « reprendre en main l’économie du territoire ».
  • La narse de Nouvialle est une zone humide protégée, essentielle pour la biodiversité locale.
  • Imerys, géant des mines, porte le projet de carrière contesté.

Installés à quelques kilomètres de la future carrière, les membres du collectif misent sur une mobilisation citoyenne pour contrer le projet industriel. Leur argument ? « Nous ne sommes plus les écolos rigolos », a lancé l’un de leurs porte-parole, insistant sur la légitimité économique et écologique de leur démarche. Le weekend en question a vu affluer des artisans, des agriculteurs et des habitants déterminés à faire entendre leur voix.

La narse de Nouvialle, classée Natura 2000, abrite une biodiversité riche et des écosystèmes fragiles. Pour les opposants au projet de carrière, cette zone ne peut être sacrifiée au profit d’une exploitation industrielle. «

Notre objectif est de montrer qu’une autre voie est possible, sans détruire ce qui fait la richesse de notre territoire
», a expliqué un membre du collectif. Leur projet repose sur des alternatives durables, comme la valorisation des ressources locales ou le développement d’une économie circulaire.

D’après Reporterre, cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large de résistance aux projets miniers en France. Les citoyens, souvent perçus comme des opposants systématiques, cherchent ici à se positionner comme des acteurs à part entière de l’aménagement du territoire. Leur stratégie ? Proposer un contre-modèle, économique et écologique, pour convaincre les pouvoirs publics.

Le géant Imerys, de son côté, n’a pas encore réagi publiquement à cette initiative citoyenne. Le projet de carrière, s’il aboutissait, pourrait avoir des conséquences majeures sur les sols, l’eau et la faune locale. Pour les opposants, il est donc urgent de trouver une solution alternative avant que les décisions ne soient prises.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour le collectif consisteront à formaliser leur projet alternatif et à le présenter aux autorités locales. Une réunion publique est prévue avant la fin du mois de septembre pour échanger avec les habitants et les élus. Le calendrier du projet de carrière porté par Imerys reste également à clarifier, aucune date officielle n’ayant encore été annoncée pour une éventuelle enquête publique.

La bataille pour la narse de Nouvialle illustre les tensions croissantes autour des projets industriels en zones protégées. Elle soulève aussi une question centrale : comment concilier développement économique et préservation de l’environnement ? Pour le collectif, la réponse est claire : « Il est possible de créer des emplois sans détruire la nature ». Reste à voir si cette position parviendra à convaincre les décideurs.

Le projet porté par Imerys prévoit l’exploitation de ressources minières dans une zone classée Natura 2000, c’est-à-dire protégée pour sa biodiversité. Les opposants craignent des impacts irréversibles sur les sols, les nappes phréatiques et les espèces animales et végétales présentes.