Le collectif Y’en a marre, présent au Sénégal depuis quinze ans, a exprimé mardi 30 juin 2026 son soutien au projet de réforme constitutionnelle adopté la veille par l’Assemblée nationale. Le président Bassirou Diomaye Faye, dont la démarche est soutenue par le mouvement, a cependant appelé à une consultation « sincère » et critiqué la persistance des tensions politiques entre les figures du pouvoir et de l’opposition, notamment celles opposant Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko dans ce dossier. Selon RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Le collectif Y’en a marre a exprimé son soutien au projet de réforme constitutionnelle adopté le 29 juin 2026 par l’Assemblée nationale sénégalaise.
- Le président Bassirou Diomaye Faye propose de soumettre cette réforme à un référendum, une initiative que le mouvement juge globalement favorable.
- Le collectif a néanmoins appelé à une consultation « sincère », excluant toute instrumentalisation politique du scrutin.
- Le débat public reste marqué par les tensions entre le pouvoir et l’opposition, notamment entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.
Un mouvement engagé depuis quinze ans donne son avis sur la réforme
Installé au Sénégal depuis 2011, Y’en a marre est un collectif emblématique de la société civile, connu pour son engagement en faveur de la démocratie et de la transparence. Mardi 30 juin 2026, le mouvement a choisi de s’exprimer sur le projet de réforme constitutionnelle, adopté la veille par les députés. Si son soutien à l’initiative du chef de l’État est marqué, il s’accompagne d’une réserve de taille : l’appel à un référendum « dénué de calculs politiques ».
Le collectif a ainsi souligné l’importance d’une consultation « sincère », où chaque citoyen pourrait exprimer son choix sans influence extérieure. Cette prise de position intervient alors que le débat public est déjà polarisé, notamment par les tensions persistantes entre le pouvoir et l’opposition. Comme le rappelle RFI, ces divisions risquent de peser sur la perception du processus référendaire.
Une réforme constitutionnelle au cœur des tensions politiques
Le projet de réforme constitutionnelle, adopté par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026, s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier a proposé de le soumettre à un référendum, une démarche qu’il présente comme un gage de légitimité démocratique. Cependant, Y’en a marre met en garde contre une possible instrumentalisation du scrutin, alors que les relations entre le pouvoir et l’opposition restent tendues.
Parmi les figures les plus visibles de cette opposition figure Ousmane Sonko, dont les relations avec le président sont régulièrement tendues. Ces tensions, déjà vives dans le débat politique, pourraient, selon le collectif, altérer la qualité du processus référendaire. Le mouvement appelle donc à une organisation rigoureuse, afin d’éviter que le scrutin ne soit perçu comme un simple outil de légitimation du pouvoir en place.
Un référendum sous haute surveillance
Le choix d’un référendum pour valider une réforme constitutionnelle n’est pas anodin. Au Sénégal, comme dans de nombreux pays, ce type de consultation est souvent perçu comme un moyen de renforcer la légitimité d’une réforme, mais il peut aussi être détourné pour servir des intérêts politiques. C’est précisément cette crainte que partage Y’en a marre, qui insiste sur la nécessité d’une transparence totale.
Le mouvement n’est pas le seul à surveiller de près l’évolution de ce dossier. La société civile sénégalaise, dans son ensemble, suit avec attention les préparatifs du référendum, dont la date n’a pas encore été officiellement annoncée. Plusieurs organisations non gouvernementales ont déjà appelé à une vigilance accrue, afin d’éviter toute manipulation des résultats ou des conditions de vote. Autant dire que la pression est forte sur les autorités pour que le scrutin se déroule dans les règles de l’art.
Ce projet de réforme constitutionnelle s’inscrit dans un contexte politique particulièrement sensible au Sénégal. Après des années de débats sur la gouvernance et la répartition du pouvoir, cette consultation pourrait, selon les observateurs, redéfinir les équilibres institutionnels pour les années à venir. La société civile, consciente de l’enjeu, compte bien jouer un rôle clé pour s’assurer que le processus reste intègre.
La réforme, adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026, n’a pas encore été détaillée publiquement dans son intégralité. Cependant, selon les informations disponibles, elle pourrait inclure des modifications concernant l’équilibre des pouvoirs, les conditions de candidature à la présidence ou encore les mécanismes de contrôle démocratique. Le texte doit encore être publié officiellement pour permettre une analyse précise.