Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Chine se sont intensifiées en Amérique latine. Comme le rapporte Courrier International, le Honduras, dirigé par le président Nasry Asfura depuis janvier 2026, illustre cette rivalité géopolitique. Anciennement proche de Pékin, le gouvernement hondurien opère désormais un virage en direction de Washington.
Ce qu'il faut retenir
- Le président hondurien Nasry Asfura, en poste depuis janvier 2026, prend ses distances avec la Chine sous la pression américaine.
- Son prédécesseur, Xiomara Castro, avait rompu en 2023 les relations diplomatiques avec Taïwan pour se rapprocher de Pékin.
- Les bénéfices économiques escomptés du partenariat avec la Chine restent limités, notamment en raison d’un déficit commercial important.
- Le canal de Panama, autre symbole de cette rivalité, illustre la guerre d’influence sino-américaine en Amérique centrale.
Un revirement diplomatique sous influence américaine
Le Honduras, dirigé par Nasry Asfura depuis janvier 2026, s’éloigne progressivement de la Chine sous l’impulsion de Donald Trump. Ce dernier, revenu à la présidence américaine en janvier 2025, exerce une pression croissante sur les pays d’Amérique latine pour qu’ils rompent tout lien avec Pékin. Comme le souligne Courrier International, le Panama, où le canal transocéanique est devenu un symbole de cette rivalité, n’est pas le seul pays concerné. Le Honduras, plus discret jusqu’alors, s’inscrit désormais dans cette logique de confrontation.
Nasry Asfura, membre du Parti national (conservateur), a entamé une réévaluation de la politique extérieure de son pays. En 2023, son prédécesseur, Xiomara Castro (Parti Liberté et Refondation, gauche), avait marqué un tournant en rompant les relations diplomatiques avec Taïwan au profit de la Chine. Une décision qui avait alors été présentée comme un pas vers une coopération économique renforcée.
Des promesses économiques non tenues
Les attentes économiques liées au rapprochement avec la Chine peinent à se concrétiser. Selon Courrier International, le Honduras subit un déficit commercial important avec Pékin. Les investissements chinois promis n’ont pas abouti à une croissance significative, laissant le pays dans une situation économique fragile. « La subordination commerciale » à la Chine, évoquée par la version hispanophone de CNN, s’est révélée bien plus coûteuse que bénéfique pour Tegucigalpa.
Cette situation a poussé le gouvernement Asfura à réexaminer ses accords avec Pékin. Plusieurs révisions successives des relations diplomatiques et économiques ont été engagées, laissant entrevoir un possible éloignement de la République populaire. Une décision qui s’inscrit dans la stratégie américaine visant à réduire l’influence chinoise en Amérique latine.
Un contexte régional marqué par la rivalité sino-américaine
L’Amérique latine est devenue un terrain d’affrontement privilégié entre Washington et Pékin. Le canal de Panama, stratégique pour le commerce mondial, illustre cette guerre d’influence. Les États-Unis y défendent leurs intérêts économiques et sécuritaires, tandis que la Chine y voit une opportunité d’étendre son réseau commercial. Le Honduras, bien que moins exposé médiatiquement, n’échappe pas à cette dynamique.
Le retour de Donald Trump à la présidence américaine a accéléré cette tendance. Son administration multiplie les pressions sur les gouvernements latino-américains pour qu’ils rejettent toute coopération avec Pékin. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de containment de l’influence chinoise, déjà visible dans les Caraïbes et en Amérique du Sud. Le Honduras, sous Nasry Asfura, semble désormais aligné sur cette position.
Cette réorientation diplomatique intervient alors que l’Amérique latine reste un théâtre de tensions géopolitiques. La Chine, qui a investi massivement dans la région ces dernières années, pourrait réagir à ce revirement hondurien par des mesures de rétorsion commerciales ou diplomatiques. Pour Washington, l’enjeu est de taille : affaiblir l’influence de Pékin tout en consolidant son propre leadership dans une zone traditionnellement considérée comme son arrière-cour.
Le gouvernement hondurien, dirigé par Nasry Asfura depuis janvier 2026, prend ses distances avec Pékin sous la pression des États-Unis. Donald Trump, revenu à la présidence américaine en 2025, pousse les pays latino-américains à réduire leurs liens avec la Chine, considérée comme une rivale stratégique.
Le Honduras pourrait subir des pertes commerciales si la Chine décide de prendre des mesures de rétorsion, comme la réduction des investissements ou des sanctions. Par ailleurs, une rupture des relations diplomatiques avec Pékin priverait Tegucigalpa de certains partenariats économiques, déjà jugés insuffisants par les autorités locales.