Paris accueillera le premier forum « Choose Outre-Mer » les 14 et 15 octobre 2026, un événement inédit inspiré du célèbre sommet « Choose France » destiné à attirer les investissements étrangers. L’objectif affiché par l’État est clair : dynamiser l’économie ultramarine en mettant en lumière ses atouts et ses opportunités sectorielles auprès des entrepreneurs nationaux et internationaux. Selon nos confrères de Ouest France, ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des efforts gouvernementaux pour réduire les disparités économiques entre la métropole et ses territoires d’outre-mer.

Ce qu'il faut retenir

  • Première édition du forum « Choose Outre-Mer » prévue les 14 et 15 octobre 2026 à Paris
  • Inspiré du modèle du sommet « Choose France » dédié aux investissements étrangers
  • Objectif : dynamiser l’économie ultramarine et attirer les capitaux privés et publics
  • Présentation des secteurs porteurs (tourisme, agriculture, énergies renouvelables, etc.) et des dispositifs fiscaux avantageux
  • Rencontres entre acteurs locaux, investisseurs et représentants institutionnels
  • Un événement organisé par l’État, en collaboration avec les collectivités territoriales d’outre-mer

Un format inspiré du succès de « Choose France »

Le choix de reproduire le modèle du sommet « Choose France », lancé en 2018 par le président Emmanuel Macron, n’est pas anodin. Ce dernier a permis de signer pour plus de 50 milliards d’euros d’engagements depuis sa création, selon les chiffres officiels. Côté Outre-mer, le gouvernement mise sur une approche similaire pour valoriser des atouts souvent méconnus : ressources naturelles, main-d’œuvre qualifiée, zones franches et exonérations fiscales ciblées. « L’Outre-mer dispose d’un potentiel économique immense, mais il est sous-exploité en raison d’un manque de visibilité », a souligné un responsable du ministère des Outre-mer cité par Ouest France.

Les organisateurs promettent un programme dense, avec des tables rondes thématiques, des ateliers pratiques et des rendez-vous B2B. Parmi les secteurs mis en avant : l’agriculture tropicale, les énergies renouvelables (éolien offshore, solaire), le numérique et le tourisme haut de gamme. Les territoires concernés sont ceux des DROM-COM (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie).

Un levier pour relancer l’attractivité des territoires ultramarins

L’économie ultramarine souffre depuis des années d’un double défi : un taux de chômage structurellement plus élevé que dans l’Hexagone et une dépendance aux subventions publiques. En 2025, le PIB moyen par habitant en Outre-mer représentait seulement 60 % de la moyenne nationale, selon l’INSEE. Face à ce constat, l’exécutif mise sur la création de ce forum pour changer la donne. « Nous voulons passer d’une logique de dépendance à une logique d’autonomie économique », a expliqué une source proche du dossier.

Pour séduire les investisseurs, plusieurs dispositifs seront présentés lors de l’événement. Parmi eux, les zones franches d’activité, qui offrent des réductions d’impôts sur les sociétés, ou encore les exonérations de charges sociales pour les entreprises s’installant dans certains territoires. Les collectivités locales seront également représentées pour détailler leurs projets d’infrastructures et leurs partenariats publics-privés en cours.

Un calendrier chargé avant le grand rendez-vous

Dans les semaines précédant l’événement, une campagne de communication sera déployée pour cibler les investisseurs français et étrangers. Une tournée de promotion est prévue dans les grandes places financières européennes (Londres, Francfort, Zurich) et asiatiques (Singapour, Tokyo). Les inscriptions pour participer au forum sont ouvertes depuis le 15 septembre, avec un tarif préférentiel pour les start-up et les TPE ultramarines. « L’enjeu est de montrer que l’Outre-mer n’est pas un territoire isolé, mais un hub stratégique pour l’Europe », a précisé un membre de l’équipe organisatrice.

Les organisateurs espèrent réunir plus de 500 participants, dont des représentants de grands groupes, des fonds d’investissement et des entrepreneurs locaux. Un pavillon dédié sera réservé aux entreprises ultramarines pour leur permettre de pitcher leurs projets devant un public international. Les résultats concrets de ce forum ne seront pas connus avant plusieurs mois, mais l’État table sur un effet d’entraînement pour les années à venir.

Et maintenant ?

Si l’événement se déroule comme prévu, une deuxième édition pourrait être organisée dès 2027, en fonction des retombées économiques enregistrées. Les collectivités locales devraient quant à elles accélérer la mise en place de leurs projets phares présentés lors du forum, sous réserve des financements obtenus. Les observateurs s’interrogent toutefois sur la capacité des territoires ultramarins à absorber un afflux massif d’investissements sans risquer de déséquilibres sociaux ou environnementaux.

Reste à voir si ce forum parviendra à marquer un tournant dans la perception de l’Outre-mer par les investisseurs. Une chose est sûre : l’État mise gros sur cet événement pour redonner un souffle à des économies en quête de diversification.

Les organisateurs ont sélectionné cinq secteurs prioritaires : l’agriculture tropicale (vanille, rhum, fruits exotiques), les énergies renouvelables (éolien offshore, solaire, hydrogène vert), le numérique (fintech, cybersécurité), le tourisme haut de gamme (écotourisme, croisières) et les industries créatives (cinéma, musique). Ces filières bénéficieront de présentations spécifiques et de rencontres ciblées avec des investisseurs.