Deux anciens joueurs du XV de France, Hugo Auradou et Oscar Jegou, ont été de nouveau entendus par la Cour suprême de Mendoza, en Argentine, ce mercredi 1er juillet. Cette audience intervient dans le cadre des accusations de viol portées à leur encontre, remontant à la tournée du XV de France en Argentine en juillet 2024. Fabien Galthié, le sélectionneur national, a commenté leur situation ce samedi 4 juillet, à la veille de leur titularisation pour le premier match du Championnat des nations contre la Nouvelle-Zélande.

Ce qu'il faut retenir

  • Les deux joueurs, Hugo Auradou et Oscar Jegou, ont été entendus une nouvelle fois par la justice argentine le 1er juillet 2026.
  • Ces accusations de viol remontent à la tournée du XV de France en Argentine en juillet 2024.
  • Fabien Galthié a évoqué leur situation après leur titularisation pour le Championnat des nations.
  • Les deux joueurs étaient alignés contre la Nouvelle-Zélande le 4 juillet 2026.

Une nouvelle étape judiciaire en Argentine

L’audience tenue le 1er juillet 2026 devant la Cour suprême de Mendoza marque une nouvelle phase dans le dossier judiciaire opposant les deux joueurs. Selon Ouest France, cette procédure judiciaire, initialement déclenchée après des accusations formulées en 2024, se poursuit malgré l’absence de mise en examen à ce stade. Les deux rugbymen, qui évoluent désormais en club, restent sous le coup d’une enquête pour des faits qualifiés de viol. La justice argentine examine les éléments à charge et à décharge avant de trancher sur la suite à donner.

Galthié évoque un « passage à un cap » pour Auradou et Jegou

Interrogé sur la situation de ses deux joueurs, Fabien Galthié a livré son analyse ce samedi 4 juillet, à la veille du match contre la Nouvelle-Zélande. « Je pense qu’ils ont passé un cap », a-t-il déclaré, sans pour autant entrer dans les détails du dossier judiciaire. Le sélectionneur a confirmé leur titularisation pour cette rencontre inaugurale du Championnat des nations, une compétition à laquelle participe pour la première fois la France. « Ils sont disponibles, ils sont prêts, et on compte sur eux », a-t-il ajouté, tout en soulignant que leur sélection relevait avant tout d’un choix sportif.

Cette décision de Galthié intervient alors que le débat sur le rôle de la Fédération dans la gestion des affaires judiciaires internes au sport se poursuit. Le sélectionneur, connu pour son approche pragmatique, a toujours insisté sur la séparation entre vie privée et performance sportive, sous réserve que les joueurs soient juridiquement libres de leurs mouvements.

Le Championnat des nations au cœur de l’actualité sportive

Le match d’ouverture de cette édition 2026 du Championnat des nations, opposant la France à la Nouvelle-Zélande, s’est tenu ce samedi 4 juillet au stade de Lyon. Une rencontre qui, en temps normal, aurait retenu toute l’attention des médias et du public. Pourtant, c’est bien le contexte judiciaire entourant Auradou et Jegou qui a dominé les discussions en marge de l’événement. Leur présence sur le terrain a été perçue comme un symbole de leur réintégration progressive dans le groupe, malgré les ombres persistantes autour de leur nom.

Pour les observateurs, cette situation illustre les tensions entre exigences sportives et impératifs éthiques. Alors que la Fédération française de rugby (FFR) n’a pas encore communiqué officiellement sur les éventuelles sanctions ou mesures internes à venir, le dossier reste sous haute surveillance.

Et maintenant ?

La prochaine étape judiciaire en Argentine pourrait intervenir dans les prochains mois, selon les délais habituels de la procédure locale. Une décision de la Cour suprême de Mendoza pourrait ainsi être attendue d’ici la fin de l’année 2026. Parallèlement, la FFR devrait clarifier sa position quant aux éventuelles mesures disciplinaires à l’encontre des deux joueurs, si leur culpabilité venait à être établie. Bref, l’affaire est loin d’être close, et son dénouement pourrait avoir des répercussions bien au-delà du seul cadre sportif.

Quant au Championnat des nations, il se poursuivra dans les semaines à venir, avec la France engagée dans une compétition où chaque match comptera. La performance des Bleus, dont deux joueurs sont au cœur d’une polémique judiciaire, sera scrutée de près.

La Cour suprême de Mendoza doit rendre sa décision dans les prochains mois, selon les délais habituels de la justice argentine. Une audience décisive pourrait intervenir d’ici la fin de l’année 2026, avant tout éventuel procès.