Le parquet de Bruxelles a demandé, ce lundi 1er septembre 2026, une peine de 18 ans de prison contre le braqueur français Antonio Ferrara. Cette requête intervient dans le cadre d’une affaire où il était accusé d’avoir participé à un projet d’attaque à main armée visant un établissement bancaire en Allemagne au début de l’année 2025.
Le tribunal belge traite ce dossier car l’opération avait été stoppée dans son élan par une intervention des forces spéciales de la police belge le 27 février 2025 à Eupen, une commune située à l’est de la Belgique, à proximité immédiate de la frontière allemande.
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Bruxelles a requis 18 ans de prison contre Antonio Ferrara, un braqueur français, pour son rôle dans un projet d’attaque à main armée en Allemagne en 2025.
- L’opération avait été déjouée le 27 février 2025 à Eupen, en Belgique, près de la frontière allemande.
- Le dossier est traité en Belgique en raison du lieu de l’intervention policière qui a mis fin au projet criminel.
Une affaire remontant à un projet criminel en 2025
Antonio Ferrara, figure connue des services de police en France et en Europe, était visé par une enquête pour son implication présumée dans la préparation d’un braquage d’une banque allemande. Selon les éléments du dossier, le projet devait être exécuté au cours des premiers mois de l’année 2025, avant d’être interrompu par l’intervention des autorités belges.
L’opération de police, menée par des unités spéciales, s’est soldée par l’arrestation de plusieurs individus impliqués dans le réseau criminel. Ferrara figurait parmi les suspects principaux, d’où la lourde peine requise à son encontre.
Un contexte judiciaire belge pour une affaire transfrontalière
Le choix de la Belgique comme territoire judiciaire s’explique par la localisation de l’interpellation. Eupen, où les forces de l’ordre sont intervenues, est une ville frontalière où les enquêtes peuvent relever de plusieurs juridictions européennes. Dans ce cas, les autorités belges ont pris en charge le dossier, conformément aux accords de coopération judiciaire en vigueur entre les pays de l’Union européenne.
Cette affaire illustre les défis posés par la criminalité transfrontalière, où les réseaux criminels exploitent les failles entre les systèmes judiciaires nationaux pour organiser des actions illégales à l’échelle internationale.
Les prochaines étapes du procès
La décision du tribunal belge est désormais attendue dans les semaines à venir. La peine requise par le parquet laisse présager une condamnation lourde, reflétant la gravité des faits reprochés à Antonio Ferrara. Les avocats de la défense auront la possibilité de présenter leurs arguments avant que les magistrats ne rendent leur verdict.
Dans l’attente de cette décision, les autorités judiciaires belges pourraient également statuer sur le sort des autres suspects arrêtés lors de l’intervention du 27 février 2025 à Eupen.
Cette affaire rappelle l’importance des mécanismes de coopération judiciaire en Europe, face à une criminalité qui ne connaît pas de frontières.
Le procès se tient en Belgique car c’est sur son territoire que l’interpellation des suspects a eu lieu le 27 février 2025 à Eupen, près de la frontière allemande. Les autorités judiciaires belges ont donc pris en charge l’enquête et les poursuites, conformément aux règles de compétence territoriale en matière pénale au sein de l’Union européenne.