Depuis une semaine, le Venezuela est frappé par un double séisme qui a laissé des milliers de personnes à la recherche de leurs proches parmi les décombres. France 24 s'est rendu sur place pour recueillir leurs témoignages et dresser un premier bilan de cette catastrophe naturelle.

Ce qu'il faut retenir

  • Un double séisme d'une magnitude significative a frappé le Venezuela il y a sept jours, selon France 24
  • Des milliers de personnes fouillent encore les ruines pour retrouver leurs proches, vivants ou décédés
  • Les recherches se concentrent principalement dans les zones les plus touchées, où les infrastructures sont gravement endommagées

Le premier séisme, survenu il y a exactement une semaine, a été suivi d'une réplique majeure dans les heures suivantes. D'après les autorités locales, les régions de Mérida et Táchira, situées dans l'ouest du pays, ont subi les dégâts les plus importants. Les secousses, ressenties jusqu'à la capitale Caracas, ont provoqué l'effondrement de bâtiments résidentiels et administratifs, ainsi que des glissements de terrain dans les zones montagneuses.

Les opérations de secours, menées par les services d'urgence vénézuéliens en collaboration avec des équipes internationales, se poursuivent malgré des conditions difficiles. Les routes endommagées et les coupures de courant compliquent l'accès aux zones isolées. Selon France 24, les équipes de secours ont déjà récupéré plusieurs centaines de corps, mais des milliers de personnes restent portées disparues.

« Je cherche mon père, qu'il soit vivant ou mort. On ne sait plus quoi faire, on fouille chaque tas de décombres en espérant trouver une trace de lui. »
— Témoignage recueilli par France 24 à Mérida

Les hôpitaux locaux, submergés par l'afflux de blessés, fonctionnent à flux tendu. Les autorités ont appelé la population à éviter les rassemblements et à rester chez elle pour faciliter le travail des secours. Des centres d'accueil ont été installés pour héberger les sans-abri, mais leur capacité est rapidement dépassée.

Les premières estimations des dégâts, encore provisoires, évoquent des centaines de bâtiments détruits et des milliers de personnes sans logement. Les autorités n'ont pas encore communiqué de bilan officiel des victimes, mais les associations locales craignent que le nombre de morts ne dépasse plusieurs milliers.

Sur le terrain, les habitants s'organisent pour soutenir les recherches. Des groupes de volontaires, armés de pelles et de détecteurs de métaux, passent au peigne fin les zones les plus touchées. Les associations humanitaires, comme la Croix-Rouge vénézuélienne, appellent à des dons d'urgence pour répondre aux besoins immédiats.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront cruciales pour les opérations de sauvetage, qui pourraient basculer vers des missions de récupération des corps si les recherches ne donnent rien. Les autorités ont annoncé l'organisation d'une conférence de presse demain à 15h pour faire un point sur la situation et évoquer les prochaines étapes, notamment l'évaluation des besoins en reconstruction. Une aide internationale est en cours de coordination sous l'égide de l'ONU.

La communauté internationale a déjà commencé à réagir. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Colombie et l'Espagne, ont proposé une assistance logistique et médicale. La Commission européenne a débloqué un fonds d'urgence de 5 millions d'euros pour soutenir les efforts de secours et de reconstruction.

Les régions de Mérida et Táchira, dans l'ouest du pays, sont les plus durement frappées. Les secousses ont également été ressenties à Caracas, mais les dégâts y restent limités en comparaison.

Les associations locales appellent à des dons en nourriture, en eau potable et en médicaments. Les volontaires peuvent se manifester auprès des centres de secours locaux pour participer aux recherches ou aux distributions d'aide.