Le collège privé Notre-Dame de Bétharram, situé près de Pau dans le Béarn, fermera définitivement ses portes à compter de la rentrée scolaire de septembre 2026. Selon Ouest France, cette décision a été confirmée par l’enseignement catholique ce mardi 30 juin 2026, mettant fin à un établissement dont la réputation a été gravement entachée par des affaires de violences physiques et sexuelles survenues depuis les années 1950.

Ce qu'il faut retenir

  • Fermeture définitive du collège Notre-Dame de Bétharram à la rentrée 2026, confirmée par l’enseignement catholique le 30 juin 2026
  • L’établissement est situé près de Pau, dans le Béarn, et a été marqué par des affaires de violences depuis 1950
  • La fermeture fait suite à des réclamations répétées de victimes de violences physiques et sexuelles

Un établissement sous le feu des critiques depuis des décennies

Fondé dans les années 1950, le collège Notre-Dame de Bétharram était jusqu’ici un établissement privé sous contrat, intégré au réseau de l’enseignement catholique. Son histoire a été marquée par des révélations successives concernant des actes de violence physique et sexuelle commis par des membres du personnel ou des élèves sur d’autres élèves. Ces affaires ont fait l’objet de signalements et de plaintes, poussant les autorités religieuses et administratives à reconsidérer la pérennité de l’établissement.

Les victimes, dont certaines ont témoigné publiquement ces dernières années, ont multiplié les démarches pour obtenir justice et la fermeture définitive de l’établissement. Leur mobilisation a finalement abouti, comme le confirme Ouest France : « La décision de fermeture a été prise en réponse aux demandes insistantes des associations de victimes et aux constats dressés par les enquêtes internes et externes », a indiqué un porte-parole de l’enseignement catholique.

Un processus de fermeture encadré par les autorités

La fermeture du collège Notre-Dame de Bétharram s’inscrit dans un cadre juridique et administratif strict. L’enseignement catholique a précisé que la procédure de fermeture sera menée en coordination avec les services académiques et les collectivités locales. Les élèves actuellement scolarisés devront être réaffectés dans d’autres établissements publics ou privés, selon les modalités habituelles de sectorisation et d’orientation.

« Les familles des élèves seront accompagnées pour trouver une solution adaptée », a assuré la direction de l’enseignement catholique. « Nous mettons tout en œuvre pour garantir la continuité pédagogique et administrative des élèves concernés ». Pour l’heure, aucune date précise n’a été communiquée concernant le transfert des dossiers ou l’information des familles, mais les services de l’Éducation nationale devraient organiser des réunions d’information dans les prochaines semaines.

Les conséquences pour l’enseignement catholique et le Béarn

La fermeture de ce collège privé intervient dans un contexte de remise en question plus large de certains établissements du réseau catholique, notamment ceux ayant été impliqués dans des affaires de violences. Dans le Béarn, cette décision pourrait avoir un impact sur la carte scolaire et la répartition des effectifs dans les collèges environnants, qu’ils soient publics ou privés.

Localement, des élus et associations se disent « soulagés par cette décision », comme l’a indiqué Marie-Pierre Cabanne, adjointe au maire de Pau chargée de l’éducation : « C’est un soulagement pour les victimes et leurs familles, mais aussi pour la communauté éducative qui aspire à un environnement sain pour les élèves. » Reste à savoir si d’autres établissements du secteur pourraient faire l’objet d’enquêtes similaires dans les mois ou années à venir.

Et maintenant ?

La rentrée 2026 marquera donc la fin définitive de l’établissement, mais plusieurs questions restent en suspens. D’abord, celle de la prise en charge des élèves actuellement inscrits, dont certains pourraient être en cours de cycle. Ensuite, celle des suites judiciaires éventuelles pour les victimes : des plaintes pourraient-elles encore être déposées malgré la fermeture ? Enfin, l’enseignement catholique devra-t-il revoir ses procédures de recrutement et de contrôle dans ses autres collèges ?

Une enquête administrative est en cours pour déterminer d’éventuelles responsabilités dans la gestion des affaires passées. Ses conclusions, attendues d’ici la fin de l’année 2026, pourraient éclairer les prochaines étapes.

La fermeture du collège Notre-Dame de Bétharram rappelle une fois encore les défis auxquels sont confrontés les établissements privés sous contrat, notamment en matière de transparence et de protection des mineurs. Pour les familles du Béarn, la rentrée prochaine s’annonce sous de nouveaux auspices, avec l’espoir que ces mesures mettent fin à un passé douloureux.

Les élèves du collège Notre-Dame de Bétharram seront réaffectés dans des établissements publics ou privés proches de leur domicile, selon les règles habituelles de sectorisation. L’enseignement catholique et les services académiques doivent organiser des réunions d’information pour les familles dans les prochaines semaines. Les élèves en cours de cycle (comme les troisièmes) pourraient bénéficier d’un accompagnement renforcé pour assurer la continuité pédagogique.