L’UFC 329, qui se tiendra dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet 2026 depuis Las Vegas, s’annonce comme un événement majeur du calendrier MMA, avec en tête d’affiche des noms comme Conor McGregor ou encore Max Holloway. Mais parmi les combattants inscrits, un autre athlète retient particulièrement l’attention : Gable Steveson, champion olympique de lutte libre en 2021, fera ses grands débuts dans la cage de l’octogone. Selon RMC Sport, sa venue suscite un engouement légitime, porté par un palmarès impressionnant et une transition vers le MMA longuement anticipée.

Ce qu'il faut retenir

  • Gable Steveson, champion olympique de lutte libre en 2021 à Tokyo, affronte Elisha Ellison lors de l’UFC 329 (nuit du 11 au 12 juillet 2026).
  • Sa transition vers le MMA intervient après une carrière en WWE (2021-2024) et une brève incursion en NFL (2024) avec les Buffalo Bills.
  • Il est accompagné dans sa préparation par Jon Jones, légende du MMA, qui voit en lui un futur champion des poids lourds.
  • Son passé judiciaire, marqué par une arrestation en 2019 pour suspicion d’agression sexuelle (classée sans suite), pourrait influencer la perception de son arrivée en MMA.
  • Steveson incarne l’espoir d’un nouveau type de poids lourd : jeune, athlétique et techniquement complet, une catégorie souvent dominée par des profils plus expérimentés.

Un profil atypique, entre or olympique et parcours sinueux

Gable Steveson, 26 ans, arrive à l’UFC avec un parcours pour le moins éclectique. Champion olympique de lutte libre en 2021 à Tokyo, il a ensuite tenté sa chance dans le catch avec la WWE, où il a évolué entre 2021 et 2024. Son passage dans le football américain, avec un contrat chez les Buffalo Bills en 2024, a confirmé son statut d’athlète polyvalent, capable de briller dans plusieurs disciplines. Mais c’est finalement vers le MMA, où il a débuté en 2025, que Steveson a choisi de se consacrer pleinement. Selon RMC Sport, son choix s’explique par une recherche de défi plus aligné avec ses compétences naturelles : la lutte, discipline qu’il maîtrise à un niveau olympique.

Pourtant, sa transition n’a pas été immédiate. Après ses Jeux de Tokyo, il aurait pu rester dans la lutte, notamment grâce à l’essor du Real American Freestyle (RAF), une organisation qui met en valeur les stars de la discipline. Mais Steveson a préféré explorer d’autres horizons avant de se tourner vers le MMA, où ses qualités physiques et techniques pourraient s’exprimer pleinement. « Son arrivée en MMA est très attendue, car il représente bien plus qu’un simple lutteur de haut niveau », souligne RMC Sport.

Une transition vers le MMA placée sous le signe de la lutte

La lutte est souvent considérée comme l’une des bases les plus solides pour performer en MMA. L’UFC l’a déjà démontré à plusieurs reprises avec des athlètes comme Daniel Cormier, Henry Cejudo ou encore Yoel Romero, tous médaillés olympiques. Steveson, lui, arrive avec un avantage de taille : une maîtrise technique exceptionnelle, couplée à une explosivité rare pour un poids lourd. « Les hanches, les appuis, la puissance d’entrée, le contrôle du corps adverse… Tout cela fait déjà partie de lui », explique RMC Sport. Pour autant, maîtriser la lutte ne suffit pas en MMA. Il faudra aussi apprendre à enchaîner avec les coups, les soumissions et la gestion du stress en cage.

Son premier combat professionnel, face à Elisha Ellison, est vu comme une étape clé. Trois victoires en trois combats, tous par KO ou soumission au premier round, ont alimenté les attentes. Mais l’UFC, c’est une autre dimension. « Un takedown de niveau olympique ne suffit pas à faire un combattant UFC », rappelle RMC Sport. La gestion de la distance, la patience et la capacité à ne pas se précipiter seront déterminantes pour Steveson, surtout face à un adversaire qui, bien que moins expérimenté, pourrait révéler des failles.

Jon Jones, mentor controversé mais stratégique

Pour accompagner cette transition, Steveson a choisi de s’entourer de l’un des plus grands noms de l’histoire du MMA : Jon Jones. L’ancien champion des mi-lourds et des lourds, malgré un palmarès entaché par des affaires judiciaires et des suspensions pour dopage, reste un stratège hors pair. « Jones connaît mieux que personne comment transformer la lutte en domination en MMA », indique RMC Sport. Son rôle ne se limite pas à l’entraînement : il doit aussi aider Steveson à gérer les défis mentaux et médiatiques qui accompagnent une carrière aussi exposée.

Cette collaboration porte cependant une ombre : le passé tumultueux de Jones. Steveson, lui aussi, n’est pas épargné par son histoire personnelle. En 2019, il a été arrêté dans le cadre d’une enquête pour suspicion d’agression sexuelle. Le procureur du Minnesota a finalement décidé de ne pas engager de poursuites, faute de preuves suffisantes. Steveson avait expliqué que la loi de l’État à l’époque limitait fortement les possibilités de poursuites dans les cas d’agressions impliquant des victimes intoxiquées. « Dans le sport moderne, surtout avec un profil aussi médiatisé, le récit ne se construit pas uniquement sur le talent », souligne RMC Sport.

Un enjeu bien plus large que le simple combat

L’arrivée de Steveson à l’UFC 329 dépasse le cadre d’un simple débutant face à un adversaire modeste. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de la fédération, qui cherche à rajeunir une catégorie des poids lourds parfois perçue comme vieillissante. « La division manque régulièrement de profils jeunes, mobiles et techniquement dominants », rappelle RMC Sport. Avec Ciryl Gane et Tom Aspinall, Steveson pourrait incarner cette nouvelle génération, capable de redynamiser un secteur où les vétérans dominent encore.

Pour l’UFC, Steveson représente aussi un pari commercial. Son nom, sa notoriété et son potentiel en font un atout pour attirer de nouveaux fans, notamment aux États-Unis. Mais la cage, implacable, rappelle régulièrement que le potentiel ne garantit rien. Les trois victoires en trois combats de Steveson sont encourageantes, mais l’UFC est un autre monde. « Il doit surtout montrer les premiers signes d’une transformation réussie : patience, écoute du coin, gestion de la distance », analyse RMC Sport.

Et maintenant ?

Si Steveson confirme ses promesses dès son premier combat à l’UFC 329, son avenir pourrait s’accélérer rapidement. Un enchaînement de victoires face à des adversaires de plus en plus coriaces serait nécessaire pour envisager une ceinture. Mais l’UFC pourrait aussi lui offrir un parcours progressif, comme ce fut le cas pour d’autres lutteurs devenus champions, à l’image de Daniel Cormier. À plus long terme, sa capacité à gérer les attentes et les controverses en dehors de la cage sera tout aussi déterminante que ses performances en octogone.

Quoi qu’il arrive, son combat contre Ellison marquera le premier chapitre d’une histoire qui pourrait s’écrire sur plusieurs années. L’UFC 329 pourrait ainsi devenir bien plus qu’un simple événement : celui où un nouveau géant du MMA est né.

Steveson cumule un palmarès exceptionnel en lutte libre (médaillé d’or à Tokyo en 2021, deux titres NCAA) et une explosivité rare pour un poids lourd. Sa transition vers le MMA, bien que tardive, s’appuie sur une base technique solide. De plus, son mentorat par Jon Jones, stratège reconnu, renforce cette crédibilité. Enfin, la catégorie des poids lourds manque de profils jeunes et athlétiques, ce qui le place comme un candidat idéal pour la révolutionner.