La Nasa vient d’ouvrir un appel à candidatures pour une nouvelle mission de simulation d’un an, destinée à préparer les futurs voyages habités vers la Lune et Mars. Selon Futura Sciences, cette expérience grandeur nature s’inscrit dans le programme Chapea (Crew Health and Performance Exploration Analog), qui vise à étudier les effets du confinement, de l’isolement et des contraintes opérationnelles sur des équipages volontaires. Les participants vivront dans deux habitats distincts, reproduisant à la fois un vaisseau spatial et une base lunaire ou martienne, afin de simuler l’intégralité d’une mission habitée.
Ce qu'il faut retenir
- Une mission de 12 mois dans un environnement confiné, programmée pour débuter en août 2027.
- Les volontaires évolueront dans deux habitats : Hera pour simuler le vaisseau spatial, et Chapea pour la base lunaire ou martienne.
- L’objectif est de tester les équipements, les procédures et la résistance psychologique des participants.
- Les candidats doivent être citoyens américains ou résidents permanents légaux aux États-Unis.
- Deux missions Chapea ont déjà eu lieu, la première s’est achevée en juillet 2024, la deuxième est en cours et doit se terminer en octobre 2026.
Une simulation pour préparer les missions habitées vers la Lune et Mars
Depuis plusieurs années, la Nasa organise des missions analogiques pour anticiper les défis des expéditions réelles. Comme le rapporte Futura Sciences, le programme Chapea permet de tester les réactions humaines et les technologies dans des conditions extrêmes, sans quitter la Terre. La troisième édition, qui débutera en août 2027, s’annonce comme la plus complète à ce jour. Les participants vivront une année entière dans un environnement contrôlé, reproduisant les étapes clés d’une mission : le voyage aller, le séjour sur une base lunaire ou martienne, puis le retour vers la Terre.
Cette simulation inclut des sorties extravéhiculaires, des opérations de maintenance et des expériences scientifiques, le tout dans un espace réduit et sans contact avec l’extérieur. L’enjeu est double : valider les équipements et les procédures, mais aussi évaluer la résilience des équipages face à l’isolement et au stress. « Nous devons nous assurer que les technologies et les équipes sont prêtes avant d’envoyer des humains vers la Lune ou Mars », a souligné un porte-parole de la Nasa.
Des conditions exigeantes pour des volontaires triés sur le volet
Le processus de sélection pour cette mission sera particulièrement rigoureux. Les candidats devront passer une série de tests physiques et psychologiques, conçus pour évaluer leur capacité à supporter un isolement prolongé et un environnement confiné. Autant dire que les exigences sont élevées : il ne s’agit pas seulement d’être en bonne santé, mais aussi de faire preuve d’une grande stabilité mentale et d’une capacité à travailler en équipe sous pression.
Autre contrainte majeure : la Nasa réserve cette expérience aux citoyens américains ou aux résidents permanents légaux aux États-Unis. Les candidats étrangers ne sont donc pas éligibles, une condition qui s’explique par les impératifs logistiques et réglementaires liés à la réalisation de cette mission sur le sol américain. Les volontaires sélectionnés devront également accepter de vivre dans des conditions de quasi-autarcie, avec des ressources limitées et une communication retardée avec l’extérieur, comme cela serait le cas lors d’une mission réelle vers Mars.
Deux missions Chapea déjà réalisées, une troisième en préparation
La première mission Chapea, lancée en 2023, s’est achevée le 6 juillet 2024 après 378 jours d’isolement. Quatre volontaires ont vécu dans Mars Dune Alpha, un habitat imprimé en 3D simulant une base martienne au Centre spatial Johnson à Houston. Selon les retours de la Nasa, cette expérience a permis de recueillir des données précieuses sur les effets du confinement et du stress sur les performances cognitives et physiques des équipages.
Une deuxième mission, toujours en cours, a débuté en 2025 et doit s’achever le 31 octobre 2026. Elle reprend les mêmes principes, mais avec des ajustements basés sur les enseignements tirés de la première édition. Quant à la troisième mission, dont le lancement est prévu pour août 2027, elle intégrera une nouveauté : les participants vivront alternativement dans deux habitats distincts, Hera et Chapea, afin de reproduire plus fidèlement les différentes phases d’une mission spatiale.
Un enjeu scientifique et technologique majeur pour l’exploration spatiale
Ces simulations sont essentielles pour réduire les risques liés aux missions habitées vers la Lune et Mars. Comme le rappelle Futura Sciences, chaque détail compte : des équipements aux procédures de maintenance, en passant par la gestion des ressources et la santé mentale des équipages. Les résultats obtenus permettront d’affiner les plans des futures expéditions, notamment celles prévues dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui vise à ramener des humains sur la Lune d’ici 2026, puis à préparer les voyages vers Mars dans les décennies à venir.
Les technologies testées lors de ces missions incluent des systèmes de support vie, des outils de réalité augmentée pour les réparations, et des protocoles de communication retardée. « Ces simulations sont notre laboratoire pour valider tout ce qui pourrait mal tourner dans l’espace », a expliqué un chercheur de la Nasa. Sans ces tests au sol, les risques d’échec en mission réelle seraient bien plus élevés.
Ces simulations, bien que menées sur Terre, jouent un rôle clé dans la préparation des futures expéditions spatiales. Elles permettent de tester la résilience des équipages et la fiabilité des technologies dans des conditions extrêmes, un prérequis indispensable avant d’envisager des missions vers des destinations aussi lointaines que Mars.
Les candidats doivent être citoyens américains ou résidents permanents légaux aux États-Unis. Ils devront ensuite réussir une série de tests physiques et psychologiques, conçus pour évaluer leur capacité à supporter un isolement prolongé et un environnement confiné. La Nasa n’a pas encore détaillé tous les critères, mais ils incluront probablement des évaluations de santé, de stabilité mentale et de capacité à travailler en équipe sous pression.