Le NPA-l'Anticapitaliste, issu d'une scission du Nouveau Parti anticapitaliste en 2022, a annoncé qu'il ne présenterait pas de candidat à l'élection présidentielle de 2027 et soutiendrait la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Cette décision a été officialisée par un communiqué publié lundi 29 juin 2026, selon Franceinfo - Politique.

Le parti d'extrême gauche explique ce choix par la nécessité de construire un front antifasciste face à la menace que représente l'extrême droite. « Au vu du danger de l'extrême droite, le NPA-l'Anticapitaliste (...) œuvrera à la construction d'un front antifasciste large et à une candidature de rassemblement de la gauche de rupture », peut-on lire dans le texte.

Ce qu'il faut retenir

  • Le NPA-l'Anticapitaliste, parti issu de la scission du NPA en 2022, ne présentera pas de candidat à la présidentielle de 2027.
  • Le parti annonce son soutien à Jean-Luc Mélenchon, jugé comme la figure la mieux placée pour rassembler la gauche de rupture.
  • Le NPA-A compte parmi ses membres d'anciens candidats présidentiels comme Philippe Poutou et Olivier Besancenot.
  • Cette décision s'inscrit dans une stratégie de front antifasciste face à la montée de l'extrême droite.
  • Le NPA-Révolutionnaires, autre branche issue de la scission, a pour sa part annoncé la candidature de Selma Labib.

Un choix stratégique pour contrer l'extrême droite

Dans son communiqué, le NPA-l'Anticapitaliste justifie son ralliement à Mélenchon par la nécessité de fédérer la gauche face à la montée des forces d'extrême droite en France. « À l'heure actuelle, la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la mieux à même de rassembler les votes des classes populaires pour permettre à la gauche d'affronter l'extrême droite dans les urnes », indique le texte.

Le parti précise que les modalités exactes de son engagement dans la campagne seront déterminées après des discussions avec La France Insoumise et d'autres organisations de la gauche radicale. Cette alliance reste donc à préciser dans les prochains mois, mais l'objectif affiché est clair : éviter la dispersion des voix à gauche et maximiser les chances de battre l'extrême droite au premier tour.

Une scission qui a donné naissance à deux formations

Le NPA-l'Anticapitaliste est né en 2022 d'une division du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l'un des principaux partis trotskistes français. Contrairement à sa branche rivale, le NPA-Révolutionnaires, le NPA-l'Anticapitaliste affiche une orientation plus réformiste, tout en restant ancré à gauche du paysage politique.

Parmi ses figures emblématiques figurent Philippe Poutou et Olivier Besancenot, tous deux anciens candidats à l'élection présidentielle sous les couleurs du NPA. Leur présence renforce la crédibilité du parti, même s'il reste minoritaire dans le paysage politique français. De son côté, le NPA-Révolutionnaires, plus radical, a choisi de maintenir sa propre candidature avec Selma Labib, porte-parole du mouvement.

D'autres partis d'extrême gauche en ordre dispersé

Le NPA n'est pas le seul parti de gauche à avoir fait le choix de soutenir un candidat unique pour 2027. Lutte ouvrière, dirigé par Nathalie Arthaud, et Révolution permanente, avec Anasse Kazib comme candidate, ont également annoncé leur intention de présenter des candidats distincts. Cette fragmentation de la gauche radicale pourrait compliquer la tâche de Mélenchon pour rassembler un électorat déjà divisé.

Cependant, le ralliement du NPA-l'Anticapitaliste représente un gain symbolique et politique non négligeable. Il renforce la légitimité de Mélenchon comme porte-drapeau d'une gauche unie, du moins en partie, face aux défis de la campagne présidentielle. Les prochaines semaines devraient voir se multiplier les négociations entre les différents courants pour affiner cette stratégie commune.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront pour le NPA-l'Anticapitaliste à finaliser les modalités de son soutien à Mélenchon, en précisant notamment son niveau d'engagement dans la campagne. Une réunion avec les autres forces de la gauche de rupture est attendue dans les prochaines semaines, avant la fin de l'été 2026. D'ici là, la question de l'unité de la gauche face à l'extrême droite restera au cœur des débats politiques, avec un enjeu majeur : éviter une nouvelle fragmentation des voix qui pourrait favoriser l'extrême droite au premier tour.

Cette décision du NPA-l'Anticapitaliste s'inscrit dans un contexte où la menace de l'extrême droite pèse de plus en plus sur le débat public. Depuis plusieurs années, les scores des partis d'extrême droite aux élections intermédiaires ont montré leur ancrage dans le paysage politique, rendant d'autant plus cruciale une alliance large à gauche. Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits dans les urnes.