Ce mercredi 8 juillet, l’émission BFM Bourse, diffusée chaque jour de la semaine sur BFM Business, a consacré une partie de son programme à l’analyse des dynamiques des marchés financiers. Parmi les invités figuraient notamment Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, et Charles Monot, advisor de Monocle Asset Management. L’un des sujets phares abordés concernait la performance exceptionnelle du secteur des semiconducteurs et du matériel technologique, qui concentre désormais 82 % de la performance de l’indice américain cette année, selon les analyses présentées.

Ce qu'il faut retenir

  • 82 % de la performance de l’indice américain en 2026 provient du secteur des semiconducteurs et du matériel technologique, d’après les données évoquées lors de l’émission BFM Bourse.
  • Les experts invités, dont Raphaël Thuin (Tikehau Capital) et Charles Monot (Monocle Asset Management), ont analysé les causes de cette domination sectorielle.
  • Plusieurs autres thèmes ont été traités, comme les valeurs bancaires, les tensions géopolitiques impactant les marchés, ou encore les opportunités dans la tech chinoise.
  • L’émission a également abordé des sujets comme la licence exclusive entre L’Oréal et Kering, ou encore le rebond de TotalEnergies grâce à la hausse des cours du pétrole.

Un secteur technologique en pleine domination

Lors de l’émission, Raphaël Thuin a souligné l’ampleur inédite de la contribution du secteur des semiconducteurs à la performance des indices américains. « Cette année, 82 % de la performance de l’indice américain est attribuable aux entreprises spécialisées dans les puces électroniques et le matériel technologique », a-t-il précisé. Une telle concentration sectorielle n’avait pas été observée depuis plusieurs décennies, reflétant l’importance croissante de ces technologies dans l’économie mondiale.

Cette domination s’explique par plusieurs facteurs, notamment la demande mondiale en composants électroniques, accélérée par l’essor de l’intelligence artificielle, des data centers et des véhicules électriques. Les géants du secteur, comme Nvidia, TSMC ou ASML, ont vu leurs valorisations boursières exploser, tirant l’ensemble des indices vers le haut.

Les autres thèmes marquants de l’émission

Outre l’analyse sectorielle, l’émission a abordé plusieurs autres sujets d’actualité économique et financière. Charles Monot a notamment intervenu pour démentir une rumeur selon laquelle l’entreprise Lamb Weston n’aurait plus d’avenir boursier. « C’est faux, cette affirmation relève du bullshit », a-t-il déclaré lors de l’émission. Il a rappelé que le titre restait attractif pour certains investisseurs, malgré des défis structurels dans son secteur.

Un autre invité, Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, a partagé son analyse des seuils techniques à surveiller sur les marchés. Il a mis en avant des signaux intéressants sur les grandes capitalisations de la tech chinoise, tout en insistant sur l’importance de suivre de près les indicateurs macroéconomiques, comme les Minutes de la Fed, dont la publication était prévue le même jour.

Les valeurs bancaires et les opportunités en Asie

David Benamou, gérant associé chez Axiom Alternative Investments, a défendu l’idée que les valeurs bancaires avaient encore de beaux jours devant elles. Selon lui, le secteur bénéficie d’un environnement de taux d’intérêt plus favorable et d’une demande soutenue pour les services financiers. « Les banques sont bien positionnées pour profiter de la reprise économique », a-t-il indiqué, tout en précisant que la sélection des titres restait cruciale.

De son côté, Léa Dauphas, chef économiste chez TAC ECONOMICS, a évoqué les tensions en Iran, qui ont contribué à la remontée des cours du pétrole. Elle a également commenté les nouvelles prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI), qui a de nouveau révisé à la baisse ses estimations de croissance mondiale pour 2026. « Le contexte géopolitique et les incertitudes macroéconomiques pèsent sur les perspectives », a-t-elle analysé.

L’actualité corporate en bref

Thibault François, co-fondateur de Fastea Capital, a passé en revue plusieurs actualités corporate marquantes. Il a notamment évoqué le rebond de TotalEnergies, porté par la hausse des prix du pétrole, ainsi que le programme de rachat d’actions de 110 millions d’euros annoncé par Vallourec. Il a également commenté l’accord de licence signé entre Gucci et L’Oréal pour une durée de 50 ans, un partenariat stratégique dans le luxe.

Enfin, Xavier Milvaux, gérant de portefeuilles chez Tiepolo, s’est intéressé à l’entreprise TONIES, spécialisée dans les jouets connectés. Il a expliqué pourquoi ce titre suscitait l’intérêt des investisseurs, malgré un marché concurrentiel.

Un focus sur les personnalités et leur influence

L’émission a également réservé une place aux personnalités dont l’influence dépasse le cadre strict des marchés financiers. Saïd Belbachir, directeur commercial des réseaux retail chez OFI Invest AM, a ainsi consacré sa chronique « Culture Bourse » au phénomène Kylian Mbappé. Il a analysé comment les performances sportives du joueur du Real Madrid pouvaient impacter les valorisations de certaines entreprises, notamment celles liées au sponsoring ou à l’e-sport.

Cette approche originale illustre la volonté de BFM Bourse de mêler analyse financière et sujets de société, reflétant les multiples facettes de l’économie moderne.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances pourraient influencer les marchés dans les prochaines semaines. La publication des Minutes de la Fed, prévue le 8 juillet, sera scrutée pour déceler d’éventuels signaux sur la politique monétaire américaine. Par ailleurs, l’évolution des tensions géopolitiques, notamment en Iran, pourrait continuer de peser sur les cours du pétrole et, par ricochet, sur les valeurs énergétiques. Enfin, les résultats trimestriels de certains géants technologiques, attendus d’ici la fin du mois, pourraient confirmer ou infirmer la domination actuelle du secteur des semiconducteurs.

Pour conclure, cette édition de BFM Bourse a confirmé le rôle central joué par les technologies dans la dynamique des marchés en 2026. Si le secteur des semiconducteurs reste le principal moteur de performance, d’autres segments, comme les banques ou l’énergie, pourraient tirer leur épingle du jeu dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes.

Cette domination s’explique par la demande mondiale en composants électroniques, boostée par l’intelligence artificielle, les data centers et les véhicules électriques. Les géants du secteur, comme Nvidia ou TSMC, profitent d’une croissance structurelle et de valorisations boursières en forte hausse, tirant l’ensemble des indices vers le haut.