Selon Franceinfo - Politique, une rencontre inédite a eu lieu à l'Assemblée nationale entre deux députés et des experts d'Ovnis. Cette rencontre, intitulée « la recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) au-delà des fantasmes », visait à remettre la science au cœur des discussions sur ces phénomènes, en marge du fourmillement des théories complotistes.

Ce qu'il faut retenir

  • La première fois que la question des OVNIS s'invite à l'Assemblée nationale.
  • Les députés Arnaud Saint-Martin (LFI) et Pierre Henriet (Horizons) ont organisé cette rencontre pour aborder le sujet de manière rationnelle.
  • Le Geipan (Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) a présenté ses méthodes de classification des phénomènes aérospatiaux non identifiés.
  • Seulement 3,1% des signalements demeurent non identifiés même après investigation.
  • La rencontre a pour but de promouvoir une approche scientifique et de déjouer les critiques.

Le contexte

Le timing de l'organisation de cette rencontre n'a rien d'hasardeux, car elle intervient un mois et demi après la publication sur le site du Pentagone de plus de 160 documents sur les Ovnis par le ministère américain de la défense, poussée par Donald Trump.

Ces revirements du gouvernement américain témoignent en effet de la passion suscitée Outre-Atlantique pour les aliens et autres phénomènes non identifiés, de Donald Trump au dernier film de Steven Spielberg, Disclosure Day.

Les experts

Frédéric Courtade, directeur du Geipan, a rappelé que leur mission était « articulée autour de l'information auprès de tous, afin de juguler les critiques », grâce, entre autres, à l'ouverture des archives au grand public.

Gilles Munsch, expert du Geipan, a précisé que la classification du Geipan repose sur quatre catégories : A, pour les phénomènes parfaitement identifiés après des recherches, B pour ceux probablement identifiés après enquête, C les cas non identifiés par manque de données ou d'informations et enfin D, ceux qui demeurent non identifiés même après investigation.

La démarche scientifique

Certains plaident même pour « remettre la science au cœur » de l'étude de ces phénomènes, à l'image de Michael Vaillant, data chercheur spécialisé dans l'étude des phénomènes aériens non identifiés (UAP).

Pierre Lagrange, anthropologue, rappelle que « le vrai problème, c'est notre obsession à trouver de l'irrationnel » et que « la notion de complotisme s'est mise à gagner l'ensemble de la société, depuis les années 90, avec une transformation du rapport aux sciences ».

Et maintenant ?

La prochaine étape pourrait être la mise en place de standards internationaux pour l'étude des phénomènes aériens non identifiés, ce qui permettrait l'éclosion d'une « nouvelle science » qui considérerait ces phénomènes non identifiés.

Il est important de noter que les recherches sur les OVNIS sont encore en cours et qu'il est difficile de tirer des conclusions définitives pour le moment.