Le Serbe Novak Djokovic a une fois de plus repoussé les limites du tennis mondial mardi soir au Centre Court de Wimbledon, selon RMC Sport. En s’imposant face au Canadien Félix Auger-Aliassime en cinq sets (7-6, 3-6, 6-3, 6-7, 7-6) après 5h15 de jeu, il signe la victoire la plus longue de sa carrière sur gazon. Une performance qui renforce un peu plus son statut d’athlète hors norme, capable de dominer physiquement et mentalement ses adversaires dans les moments les plus exigeants.

Ce qu'il faut retenir

  • 5h15 : la durée record du match de Djokovic en quart de finale de Wimbledon 2026, surpassant son précédent record sur gazon (5h02 en 2013).
  • Le Serbe porte à six le nombre de ses victoires dans des rencontres dépassant les 4h56, sans aucune défaite dans cette catégorie.
  • Félix Auger-Aliassime, épuisé après ce duel, a souligné l’incapacité à briser la résistance de Djokovic dans les tie-breaks décisifs.
  • Jannik Sinner, futur adversaire de Djokovic en demi-finale, affiche un bilan désastreux dans les matchs dépassant les 3h55.
  • Le Serbe, 39 ans, utilise des méthodes de récupération innovantes (caissons hyperbares, cryothérapie, etc.) pour prolonger sa carrière.

Un exploit physique et mental face à un adversaire résigné

Dès l’annonce du match tie-break à 6-6 dans le cinquième set, Félix Auger-Aliassime savait probablement que son objectif s’éloignait. Djokovic, maître des moments clés, avait une nouvelle fois transformé une situation tendue à son avantage. « J’ai beaucoup observé Novak au fil des années », a déclaré le Canadien après sa défaite, selon RMC Sport. « J’ai analysé bon nombre de ses matches, que ce soit ici ou lors d’autres tournois du Grand Chelem. Même lorsqu’il n’était pas au meilleur de sa forme, comme lorsqu’il a battu Roger Federer ici en 2019, on a vraiment l’impression que, dans les tie-breaks ou les moments décisifs, soit il sert bien, soit il vous oblige à jouer un coup de plus. Il vous maintient dans une position où vous ne pouvez pas l’attaquer. Il vous neutralise jusqu’à ce qu’il attende une erreur de votre part. »

Le score final masque mal l’écrasement physique d’Auger-Aliassime. « Je ne sais pas comment Novak peut jouer dans deux jours, c’est incroyable à son âge… Moi, je suis juste très fatigué », a-t-il admis, résigné. Une lassitude compréhensible après plus de cinq heures de combat sous une chaleur estivale londonienne. « Nole », lui, affichait une endurance qui semble défier les lois de la biologie. Une statistique donne le vertige : Djokovic a remporté les six matches les plus longs de sa carrière, un palmarès qui illustre sa capacité unique à transcender la fatigue.

Les six marathons de Djokovic : un palmarès unique au tennis

Depuis 2007, le Serbe a enchaîné les performances hors norme dans les rencontres interminables. Selon RMC Sport, voici la liste exhaustive de ses victoires après plus de 4h56 de jeu :

  • Quart de finale Wimbledon 2007 : 7-6, 7-6, 6-7, 4-6, 7-5 en 5h00 contre Marcos Baghdatis.
  • Finale Open d’Australie 2012 : 5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5 en 5h53 contre Rafael Nadal.
  • Huitième de finale Open d’Australie 2013 : 1-6, 7-5, 6-4, 6-7, 12-10 en 5h02 contre Stan Wawrinka.
  • Demi-finale Wimbledon 2018 : 6-4, 3-6, 7-6, 3-6, 10-8 en 5h14 contre Rafael Nadal.
  • Finale Wimbledon 2019 : 7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12 en 4h57 contre Roger Federer.
  • Quart de finale Wimbledon 2026 : 7-6, 3-6, 6-3, 6-7, 7-6 en 5h15 contre Félix Auger-Aliassime.

Un record qui prend une dimension encore plus remarquable quand on le compare à ses rivaux. Seul Joao Fonseca, 19 ans, avait réussi à battre Djokovic après un marathon de 4h53 à Roland-Garros en 2026. Une performance mentale rare, qui avait marqué les esprits. Mais face à Djokovic, la différence réside dans cette capacité à enchaîner, à récupérer, à rester implacable.

Sinner, futur adversaire, confronté à son propre talon d’Achille

La demi-finale de vendredi oppose Djokovic à Jannik Sinner, 25 ans, qui affiche un bilan alarmant dans les matchs prolongés. Selon RMC Sport, l’Italien n’a jamais remporté de rencontre dépassant 3h55. Une faiblesse qui pourrait peser lourd face à un adversaire habitué à ces durées. Sinner a d’ailleurs connu un échec cuisant en demi-finale de l’Open d’Australie en janvier 2026, après un match de plus de 4h30 perdu face à Novak Djokovic lui-même. Autant dire que le Transalpin a des raisons de s’inquiéter.

Le Serbe, lui, bénéficiera de deux jours complets pour récupérer avant ce choc. À 39 ans, sa longévité s’explique aussi par sa gestion rigoureuse de son corps. « J’ai toujours essayé de regarder ce qui pouvait me donner un avantage », avait-il expliqué lors d’une conférence de presse précédente, selon RMC Sport. Il avait cité plusieurs outils : « caissons hyperbares, chambres de cryothérapie, bains froids, lumière rouge, thérapies par impulsions électromagnétiques. » Une approche scientifique qui contraste avec l’image traditionnelle du sportif, et qui illustre sa quête permanente de performance.

Un 25e Grand Chelem en ligne de mire

Malgré son âge, Djokovic reste avide de records. « C’est encore une fois une superbe série historique pour moi dans les tournois du Grand Chelem », s’est-il félicité après son quart de finale. « C’est ce qui compte le plus, honnêtement. J’essaie toujours de prouver, à moi-même et aux autres, que je suis capable de rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde et de les battre sur la plus grande scène. C’est ce que j’ai fait en Australie. C’est ce que j’ai fait ici. J’espère pouvoir le faire encore quelques fois ici, à Londres. » Deux finales lui suffiraient pour atteindre le 25e titre du Grand Chelem de sa carrière, un objectif qui, s’il était atteint, deviendrait le plus prestigieux de sa collection.

La question n’est plus de savoir s’il peut encore gagner, mais jusqu’où il peut pousser les limites. Wimbledon, terre de ses plus grandes batailles, lui tend les bras pour écrire une nouvelle page de légende.

Et maintenant ?

La demi-finale entre Djokovic et Sinner, prévue vendredi 11 juillet 2026 sur le Centre Court, s’annonce comme un choc entre deux générations. Si le Serbe confirme sa domination dans les matchs longs, l’Italien devra trouver une stratégie pour éviter de reproduire ses erreurs passées. De son côté, Djokovic pourrait viser un 25e Grand Chelem, un objectif qui, s’il est atteint, ferait de ce Wimbledon 2026 l’un des plus marquants de sa carrière. La finale, si elle a lieu, opposerait le Serbe à un adversaire encore inconnu, mais une chose est sûre : le public de Wimbledon assistera à un nouveau chapitre de l’histoire du tennis.

Reste à savoir si le corps de Djokovic, malgré ses méthodes de récupération, pourra supporter une nouvelle semaine de compétition intense. Une chose est certaine : après ce quart de finale, le tennis mondial a une fois de plus été témoin d’un exploit qui restera gravé dans les mémoires.

D’après RMC Sport, Djokovic a remporté six de ses matchs les plus longs dans des tournois du Grand Chelem après plus de 4h56 de jeu. Sa durée moyenne dans ces rencontres dépasse donc largement les cinq heures, un record absolu dans le tennis moderne.

Le Serbe a évoqué plusieurs techniques lors de conférences de presse : caissons hyperbares, chambres de cryothérapie, bains froids, lumière rouge et thérapies par impulsions électromagnétiques. Ces méthodes, combinées à une hygiène de vie stricte, lui permettent de repousser les limites de la récupération musculaire et articulaire.