Désigné meilleur gardien de Ligue 1 à l’issue de sa première saison au plus haut niveau avec le RC Lens, Robin Risser vient de franchir une étape majeure de sa carrière. Le portier de 24 ans, encore en National en 2024, a été appelé en équipe de France pour disputer la Coupe du monde 2026, prévue en Amérique du Nord. Une sélection qui marque un bond spectaculaire dans la hiérarchie des gardiens tricolores, même si son rôle devrait se limiter à celui de troisième choix, derrière Mike Maignan et Brice Samba.
Ce qu'il faut retenir
- Robin Risser est appelé en équipe de France pour la Coupe du monde 2026, malgré son statut de troisième gardien.
- Il a été élu meilleur gardien de Ligue 1 lors de sa première saison au RC Lens.
- Son parcours passe par le National en 2024, avant une ascension fulgurante en deux ans.
- Didier Deschamps mise sur lui pour préparer l’avenir, selon Ouest France.
Selon Ouest France, cette convocation n’a rien d’une surprise pour ceux qui suivent son parcours de près. « Deschamps le prépare pour l’avenir », souligne le quotidien, rappelant que le sélectionneur national mise sur les jeunes talents pour anticiper la relève. Risser, qui n’a que 24 ans, incarne cette politique de renouvellement.
Son arrivée en Ligue 1 en 2025 avec Lens a été remarquée dès ses premiers matchs. Avec 14 matchs joués en une saison, il a su se distinguer par des performances solides, au point de devancer des gardiens plus expérimentés dans la hiérarchie de la Ligue 1. Une saison qui lui a valu une reconnaissance immédiate, couronnée par le titre de meilleur gardien du championnat.
Cette distinction lui a ouvert les portes de l’équipe de France, où il intègre un groupe déjà bien fourni en gardiens. Pourtant, comme le rappelle Ouest France, son rôle en Coupe du monde devrait se limiter à celui de réserviste. « On est là pour apprendre », a-t-il indiqué, conscient de la nécessité de progresser dans l’ombre des titulaires. Une humilité qui caractérise son parcours atypique.
Avant de s’imposer en Ligue 1, Risser a évolué en National, le troisième échelon du football français, en 2024. Un niveau qu’il a quitté en quelques mois seulement, après avoir signé à Lens. Une progression qui interroge : comment un joueur issu d’un championnat semi-professionnel peut-il atteindre aussi rapidement le plus haut niveau et se faire remarquer par le sélectionneur national ?
Didier Deschamps, connu pour son pragmatisme, mise sur des profils comme celui de Risser pour assurer la transition générationnelle. « Il a les qualités pour devenir un grand gardien », a-t-il déclaré lors de l’annonce de la liste des 26 joueurs. Une confiance qui s’appuie sur des critères techniques et mentaux, essentiels pour évoluer sous pression.
Pour Risser, l’enjeu désormais est de confirmer sa place parmi l’élite française. La Coupe du monde 2026 sera pour lui une expérience formatrice, même s’il n’est pas attendu sur les terrains. Une occasion de s’entraîner aux côtés des meilleurs et de se préparer aux défis futurs, qu’ils soient en club ou en équipe nationale.
Cette convocation soulève également des questions sur l’avenir des gardiens français. Avec une génération Maignan-Samba vieillissante, la relève est-elle déjà prête ? Risser, mais aussi d’autres jeunes comme Yvon Mvogo ou Lucas Chevalier, pourraient bien incarner l’avenir du football français.
Robin Risser a évolué en National en 2024, avant de rejoindre le RC Lens en Ligue 1 en 2025. Il s’est imposé comme titulaire dès sa première saison, devenant même le meilleur gardien du championnat.