Un voyageur a écopé d’une amende de 150 euros pour avoir tenté de transporter un téléviseur dans le métro parisien dimanche 28 juin dernier. Selon Le Figaro, l’homme, qui ramenait son achat de la Fnac à son domicile en transports en commun, a été verbalisé à la station Concorde pour transport d’un objet jugé « dangereux ou incommodant ».

Ce qu'il faut retenir

  • Un usager a été sanctionné par la RATP pour avoir transporté un téléviseur de 150 cm de longueur sur 90 cm de largeur dans le métro parisien le 28 juin 2026.
  • L’objet, considéré comme encombrant par les contrôleurs, a valu une amende de 150 euros pour « objet dangereux ou incommodant ».
  • Les règles de la RATP concernant les objets volumineux restent floues, un an après une polémique similaire sur une plante transportée dans le métro.
  • La RATP rappelle que les objets autorisés doivent pouvoir être portés seul sans gêner les autres voyageurs, mais ne précise pas de taille maximale pour les appareils électroménagers.
  • L’usager verbalisé peut contester son amende dans les trois mois via le service client de la régie.

Un téléviseur confisqué à 16h un dimanche à Concorde

Le voyageur, dont l’histoire a été relayée par Le Parisien, transportait un carton mesurant 150 cm de long, 90 cm de large et 15 cm d’épaisseur. Selon ses dires, repris par le quotidien, les contrôleurs présents dans le métro ont estimé que ce téléviseur était trop encombrant pour être autorisé à bord. L’incident s’est produit à 16h, un dimanche, alors que les rames étaient moins fréquentées qu’en heure de pointe. Pourtant, la verbalisation a bien eu lieu, suscitant l’incompréhension de l’usager et de nombreux internautes.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs voyageurs ont exprimé leur mécontentement face à cette sanction, soulignant le paradoxe entre la volonté de réduire l’usage de la voiture en Île-de-France et l’impossibilité de transporter des objets volumineux en métro. D’autres, à l’inverse, ont estimé que le transport d’objets encombrants pouvait effectivement poser problème, notamment en période d’affluence. Cette affaire rappelle une polémique similaire survenue il y a un an, lorsqu’une passagère avait été verbalisée pour avoir transporté une plante dans le métro.

Des règles en constante évolution, mais toujours floues

À la suite du tollé provoqué par l’affaire de la plante, la RATP avait fait machine arrière en remboursant l’usagère et en modifiant ses règles officielles. Jusqu’alors, les dimensions maximales autorisées pour les bagages étaient indiquées sur le site de l’entreprise, mais elles s’étaient révélées trop strictes, interdisant par exemple le transport de grosses valises. Les nouvelles consignes s’appuient désormais sur une approche plus souple, fondée sur le « bon sens » : « sont autorisés les paquets, sacs ou bagages que vous pouvez porter seul, dès lors que vous ne gênez pas les autres voyageurs et leurs circulations », précise la régie.

Pourtant, malgré cette révision, les critères restent subjectifs. La RATP liste plusieurs exemples d’objets interdits, comme « l’électroménager », sans préciser à partir de quelle taille il est considéré comme encombrant. D’autres objets comme les bouteilles de gaz ou les vélos dépliés sont également proscrits, mais sans seuil de tolérance clairement défini. Cette absence de précision laisse une large marge d’interprétation aux contrôleurs, ce qui explique certaines verbalisations controversées.

Une amende justifiée par la RATP, malgré les critiques

Contactée par Le Figaro, la RATP a rappelé que l’infraction pour « objet dangereux ou incommodant » est passible d’une amende de 150 euros, conformément au règlement. L’entreprise publique a justifié cette sanction par « une préoccupation réelle » : les objets encombrants, explique-t-elle, « constituent un vrai irritant pour nos voyageurs qui s’en plaignent régulièrement ». Selon la régie, ces règles visent à garantir la sécurité et le confort de tous les usagers dans un réseau souvent saturé.

La RATP a également indiqué que l’usager verbalisé dispose d’un recours : il peut contester son amende auprès du service client dans les trois mois suivant la verbalisation. « Nous traitons toutes les demandes avec attention, sérieux et célérité », a précisé la régie, sans donner plus de détails sur les chances de succès d’un tel recours. Cette procédure reste la seule voie possible pour l’usager, qui n’a pas d’autre alternative que de payer ou de faire appel.

Et maintenant ?

Cette affaire pourrait relancer le débat sur la clarté des règles de la RATP concernant les objets volumineux. Alors que la régie affirme s’appuyer sur le « bon sens », les voyageurs réclament des critères plus précis pour éviter les interprétations abusives. Une clarification de la part de la RATP pourrait intervenir dans les prochains mois, notamment si d’autres cas similaires font l’objet de contestations publiques. Pour l’heure, les usagers sont invités à se référer aux consignes générales, tout en gardant à l’esprit que la décision finale appartient aux contrôleurs présents dans les rames.

En attendant, cette verbalisation rappelle que le transport d’objets encombrants dans le métro parisien reste un sujet sensible, entre nécessité de fluidifier les déplacements et contraintes logistiques des voyageurs. La RATP, de son côté, continue de défendre ses règles au nom de l’intérêt collectif, tout en laissant la porte ouverte aux recours individuels.

La RATP liste plusieurs exemples d’objets interdits, dont les bouteilles de gaz, les vélos dépliés, les objets jugés « dangereux ou incommodants », ainsi que « l’électroménager » sans précision de taille. Les règles officielles se fondent sur la notion de gêne pour les autres voyageurs et la capacité à porter seul l’objet.

Oui, l’usager verbalisé a la possibilité de contester son amende auprès du service client de la RATP dans les trois mois suivant la verbalisation. La régie précise traiter ces demandes « avec attention, sérieux et célérité », mais ne garantit pas systématiquement l’annulation de la sanction.