Treize jours après les deux séismes qui ont frappé le Venezuela, 14 634 sinistrés vivent encore dans 87 camps provisoires, selon les dernières données communiquées mardi par le ministre vénézuélien de l’Éducation, Héctor Rodríguez. Le bilan, publié sur Telegram à 6 h le 7 juillet, précise que le réseau d’urgence dispose d’une capacité totale de 20 227 places dans l’ensemble du pays.
Ce qu'il faut retenir
- 14 634 personnes hébergées dans 87 camps temporaires à travers le Venezuela, selon le ministre Héctor Rodríguez (données arrêtées au 7 juillet à 6 h)
- 3 535 morts, 16 740 blessés, 17 854 sans-abri et 157 disparus au total, selon le bilan officiel
- La Guaira, épicentre de la catastrophe, concentre 8 613 sinistrés dans 26 camps, dont huit en cours d’extension
- À Caracas, 4 961 personnes sont accueillies dans 39 camps d’une capacité de 11 192 places
- 38 tonnes d’aide humanitaire française (Ministère des Affaires étrangères et Croix-Rouge française) sont arrivées sur place
Le bilan humain s’alourdit chaque jour dans l’État de La Guaira, considéré comme l’épicentre des deux séismes qui ont frappé le Venezuela le 22 juin. 8 613 personnes, soit près de 60 % des déplacés, y sont hébergées dans 26 camps provisoires. « Le gouvernement a indiqué que huit de ces centres sont en cours d’extension pour accueillir davantage de familles », a précisé le ministre de l’Éducation. Dans cette région, les opérations de déblaiement des décombres et de récupération des corps restent prioritaires, alors que des centaines de victimes non identifiées sont inhumées dans des tranchées collectives.
À Caracas, la capitale, 4 961 personnes occupent actuellement les 39 camps provisoires mis en place. Ces structures, d’une capacité totale de 11 192 places, accueillent des familles dont les logements ont été détruits ou rendus inhabitables par les secousses. Dans l’État voisin de Miranda, 1 060 personnes sont hébergées dans 22 camps, offrant une capacité totale de 2 003 places.
Pour renforcer l’aide aux populations touchées, les autorités vénézuéliennes, les entreprises privées, les communautés locales et les organisations multilatérales coordonnent leurs efforts. « Les organismes de l’État, les entreprises privées, les communautés et les organisations multilatérales coordonnent leurs efforts pour renforcer les capacités logistiques et humaines de la réponse, afin de garantir un soutien aux familles touchées », a souligné Héctor Rodríguez. Dans les camps, des abris, des lampes solaires et des kits d’hygiène sont distribués aux déplacés pour répondre à leurs besoins immédiats.
La communauté internationale participe également aux secours. Trente-huit tonnes d’aide humanitaire d’urgence, fournies par le ministère français des Affaires étrangères et la Croix-Rouge française, sont arrivées sur place. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a par ailleurs confirmé que certains sinistrés de La Guaira ont été transférés vers d’autres régions du pays, moins touchées par les dégâts. Cette mesure vise à soulager la pression sur les structures d’accueil de l’épicentre tout en assurant un suivi médical et psychosocial aux déplacés.
Les opérations de secours se concentrent désormais sur le déblaiement des décombres à La Guaira, où des milliers de personnes restent sans abri. Selon le dernier bilan officiel, 17 854 personnes ont perdu leur logement, tandis que 3 535 décès et 16 740 blessés sont recensés. 157 personnes sont toujours portées disparues, un chiffre qui pourrait évoluer avec les opérations de récupération des corps. Une veillée en mémoire des victimes est prévue pour marquer les deux semaines écoulées depuis les séismes.
Dans la ville de La Guaira, épicentre de la catastrophe, des tranchées collectives ont été creusées au cimetière municipal de La Esperanza pour inhumer les victimes non identifiées. « Quelque 800 personnes auraient été enterrées depuis mercredi », a rapporté Euronews FR. Le site pourrait en accueillir des milliers d’autres, alors que les autorités locales préparent des cérémonies pour honorer les défunts.
Côté politique, la gestion de la crise par les autorités vénézuéliennes reste sous surveillance. La vice-présidente Delcy Rodríguez a déjà défendu publiquement la réponse du gouvernement face aux critiques émergentes. Parallèlement, des initiatives internationales, comme l’utilisation de l’intelligence artificielle par la NASA, Microsoft et l’Union européenne pour accélérer les secours, pourraient apporter un soutien supplémentaire dans les semaines à venir.
Selon les données officielles arrêtées au 7 juillet à 6 h, le réseau d’urgence dispose d’une capacité totale de 20 227 places réparties dans les 87 camps provisoires du pays.
Trente-huit tonnes d’aide humanitaire d’urgence ont été fournies par le ministère français des Affaires étrangères et la Croix-Rouge française pour soutenir les victimes des séismes.