Le milieu de terrain brésilien Bruno Guimarães a brisé le silence trois jours après l’élimination de la Seleção face à la Norvège (1-2) en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, selon RMC Sport. Dans un long message publié sur Instagram, il a exprimé sa douleur après avoir raté le penalty décisif en première période, un échec qui a pesé lourd dans la balance finale.
Ce qu'il faut retenir
- Bruno Guimarães a raté le premier penalty brésilien face à la Norvège (0-0), puis la Seleção a été éliminée (1-2) après deux buts norvégiens et un but tardif de Neymar.
- Le milieu de Newcastle a publié un message émouvant sur Instagram pour assumer sa responsabilité et exprimer sa souffrance.
- Vinicius Jr, meilleur buteur brésilien du tournoi (4 buts), a expliqué n’avoir jamais demandé à tirer ce penalty, confié à Bruno Guimarães par Carlo Ancelotti.
- Le sélectionneur italien avait choisi les tireurs selon leurs statistiques, privilégiant d’abord Neymar et Raphinha avant Bruno.
Le match, disputé dimanche 6 juillet à Dallas, a basculé dès la 14e minute. Alors que Vinicius Jr s’attendait à tirer le penalty obtenu par Marquinhos, fauché dans la surface, c’est finalement Bruno Guimarães qui s’est présenté devant le gardien norvégien Ørjan Nyland. Après une parade sur sa gauche, le Brésilien a vu sa frappe repoussée, laissant le score vierge. Les choses se sont aggravées pour la Canarinha lorsque Erling Haaland a ouvert le score à la 79e minute, avant d’inscrire un deuxième but à la 90e.
Bilan : une élimination qui a laissé un goût amer. Seule la réduction du score par Neymar, sur penalty, dans les arrêts de jeu, n’a pas suffi à éviter le pire. « L’issue du match aurait-elle été différente si Bruno Guimarães avait marqué ? On ne le saura jamais », souligne RMC Sport. Pourtant, le joueur de 28 ans assume pleinement son rôle dans ce revers.
Un message d’excuses et de résilience
Dans son post Instagram, accompagné d’une photo de lui en maillot jaune, Bruno Guimarães a partagé son désarroi. « J’ai écrit et supprimé ce message tellement de fois que j’ai perdu le compte », a-t-il confessé. « Le football, qui m’a donné tout ce que j’ai, est aujourd’hui aussi responsable de me faire ressentir la plus grande douleur de mes 28 ans de vie. Rater ce penalty et être éliminé en huitièmes de finale, c’est dur, très douloureux. Mais ce n’est qu’un obstacle de plus à surmonter. »
Il a poursuivi en évoquant le soutien de ses enfants, qui lui ont proposé de jouer au ballon dès son réveil : « La première chose que mes enfants ont dit, c’est : *‘Papa, on joue au ballon ?’* Et là, j’ai compris que, bons ou mauvais jours, le football reste mon grand amour. »
« Le rêve n’est pas fini. Il est toujours vivant dans mon cœur et dans celui de milliers d’autres passionnés qui aiment notre pays. Il est temps de réfléchir, de reprendre des forces avec ma famille et de revenir encore plus fort. »
— Bruno Guimarães, sur Instagram
Les explications de Vinicius Jr et Carlo Ancelotti
Vinicius Jr, auteur de quatre buts en Coupe du monde, a rapidement clarifié la situation après le match. « Le coach décide à l’avance qui va tirer. Il a choisi Bruno. Je n’ai jamais été vaniteux, je n’ai jamais voulu être le meilleur buteur du tournoi. C’est pour cela que c’est Bruno qui a tiré. Il tire mieux les penalties que moi, c’est pour ça que le coach l’a choisi », a-t-il expliqué. « Je n’ai jamais fui mes responsabilités », a-t-il ajouté, insistant sur son professionnalisme.
Carlo Ancelotti, le sélectionneur brésilien, a confirmé ce choix lors d’une conférence de presse. Selon ses dires, rapportés par RMC Sport, il avait établi un ordre de priorité pour les tireurs de penalty en fonction de leurs statistiques : « D’abord Neymar, puis Raphinha, Bruno Guimarães et Gabriel Martinelli. » Seuls les deux premiers n’étaient pas sur le terrain en première période au moment du penalty.
Un contexte déjà tendu pour la Seleção
Cette élimination en huitième de finale intervient après une campagne déjà marquée par des tensions. Les rumeurs sur la gestion technique de l’équipe, les choix tactiques et les rivalités internes ont alimenté les débats. Pourtant, la Seleção avait démarré le tournoi par trois victoires en phase de groupes, avant de dominer le Paraguay en huitième de finale (3-0).
Les critiques se sont également portées sur l’arbitrage, certains estimant que l’expulsion de Marquinhos en première mi-temps avait pesé dans la dynamique du match. « On ne peut pas tout mettre sur le dos du penalty manqué », a souligné un observateur cité par RMC Sport. « La Norvège a été plus solide défensivement et a su profiter de ses rares occasions. »
Cette élimination rappelle aussi les difficultés récurrentes du Brésil en Coupe du monde après 2014, où la Seleção avait subi une humiliation à domicile en demi-finale. Depuis, le pays rêve à nouveau d’un sacre mondial, mais le chemin s’annonce semé d’embûches. Comme l’a rappelé Bruno Guimarães dans son message, « le rêve n’est pas fini ». Reste à savoir quand et comment il se concrétisera.
Carlo Ancelotti avait établi un ordre de priorité parmi les tireurs de penalty en fonction de leurs statistiques. Après Neymar et Raphinha, Bruno Guimarães arrivait en troisième position. Vinicius Jr a confirmé n’avoir jamais demandé à tirer, expliquant que Guimarães était plus fiable sur coups de pied arrêtés.
La Fédération brésilienne devrait organiser une réunion dans les prochains jours pour analyser l’élimination et préparer la suite. Aucune date n’a encore été fixée pour un nouveau rassemblement, mais les prochaines échéances en sélection seront sans doute les éliminatoires de la Coupe du monde 2030.