La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, déjà au cœur d’une vive polémique depuis le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 opposant la France au Paraguay, a de nouveau pris la parole ce mercredi 8 juillet en pleine séance du Sénat. Selon RMC Sport, elle a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre de Kylian Mbappé, réitérant des attaques jugées racistes et déformant la réalité des faits.
Ce nouvel épisode intervient quelques jours après le match controversé du 5 juillet à Houston, où Mbappé, capitaine de l’équipe de France, avait refusé de serrer la main du gardien paraguayen Orlando Gill après la victoire des Bleus. Celeste Amarilla, qui avait déjà accusé Mbappé de racisme, a de nouveau instrumentalisé cet incident en séance parlementaire, accusant le joueur français de manquer de respect et de représenter un mauvais exemple pour la France.
Ce qu'il faut retenir
- Kylian Mbappé a été la cible de nouvelles attaques verbales de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla ce 8 juillet 2026, lors d’une séance du Sénat paraguayen.
- La polémique initiale remonte au match France-Paraguay du 5 juillet 2026, où Mbappé a refusé de serrer la main du gardien paraguayen Orlando Gill après la victoire des Bleus.
- Celeste Amarilla a qualifié Mbappé de « fils de pute » et affirmé qu’un Français n’aurait jamais agi ainsi, tout en niant la dimension raciste de ses propos.
- Elle a également minimisé le rôle de Mbappé dans la représentation de la France, opposant sa figure à l’héritage culturel et philosophique français.
- Ce nouvel épisode survient dans un contexte déjà tendu, marqué par des accusations d’arbitrage controversé lors du match et des réactions vives de la part des autorités égyptiennes et paraguayennes.
Une polémique déjà ancienne et qui s’aggrave
Celeste Amarilla s’est illustrée dès le lendemain du match en accusant Mbappé de racisme, affirmant que celui-ci avait refusé de saluer Orlando Gill par mépris pour le Paraguay. Ses déclarations avaient alors suscité une vague d’indignation en France, où plusieurs personnalités politiques et sportives avaient dénoncé des propos xénophobes et infondés. Pourtant, selon les images et les témoignages, Mbappé aurait simplement été concentré sur la célébration avec ses coéquipiers, avant de quitter le terrain sans saluer les adversaires – une pratique courante dans le football, surtout en Coupe du monde.
En réaction, Celeste Amarilla avait également évoqué un passé judiciaire de Mbappé, affirmant qu’il avait déjà été « emprisonné en France ». Ces allégations, rapidement démenties, avaient encore alimenté la polémique. Aujourd’hui, en pleine séance parlementaire, elle enfonce le clou en répétant ses accusations et en associant Mbappé à une image négative de la France, comme le rapporte RMC Sport.
Un discours qui déforme la réalité
Lors de son intervention au Sénat, Celeste Amarilla a tenu des propos particulièrement durs : « Quand Orlando Gill, un jeune qui mettait sans doute les pieds en Coupe du monde pour la première fois, qui découvrait probablement l’Europe pour la première fois, jouait devant le monde entier et tend la main avec toute l’humilité d’un Paraguayen, ce fils de pute refuse de lui serrer la main et lui crie au visage. Ça, ce n’est pas français. Un Français n’aurait jamais fait ça. »
« La France, c’est Jean-Jacques Rousseau, René Descartes, Montesquieu, Victor Hugo, Simone de Beauvoir, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Je refuse de réduire toute cette immense France, ainsi que son immense héritage culturel, artistique et démocratique, à Mbappé. »
Celeste Amarilla, lors de la séance du Sénat paraguayen, le 8 juillet 2026
Ces déclarations, qui mêlent insultes et réécriture de l’histoire, ont de quoi surprendre dans une enceinte parlementaire. Celeste Amarilla semble ignorer que le football est un sport où les gestes de salutation après un match ne sont ni obligatoires ni représentatifs d’un manque de respect. De plus, son amalgame entre Mbappé et la France, présentée comme une entité culturelle figée, relève d’une vision réductrice et anachronique.
Un contexte sportif déjà marqué par les controverses
Cette nouvelle sortie intervient alors que la Coupe du monde 2026 est déjà marquée par plusieurs polémiques arbitrales. L’Égypte, battue par l’Argentine (2-1), a déposé une plainte officielle auprès de la FIFA pour protester contre plusieurs décisions de l’arbitre français François Letexier, accusé d’avoir favorisé l’Albiceleste. Le sélectionneur égyptien, Hossam Hassan, a même effectué un geste symbolique de colère lors de la conférence de presse d’après-match, ce qui a relancé les accusations de partialité contre l’instance dirigeante du football mondial.
Dans ce climat déjà tendu, les propos de Celeste Amarilla ajoutent une dimension politique et personnelle à une compétition sportive déjà sous le feu des critiques. Si Mbappé n’a pas réagi publiquement pour l’instant, ses partenaires et la Fédération française de football (FFF) ont, à plusieurs reprises, dénoncé les attaques infondées dont il fait l’objet.
Une chose est sûre : cette polémique, loin de s’éteindre, continue de s’envenimer, alimentée par des déclarations qui dépassent largement le cadre sportif. Autant dire que le feuilleton Mbappé-Celeste Amarilla n’est pas près de s’arrêter.