Lors de la dernière session plénière du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), le président américain Donald Trump a réservé un accueil peu chaleureux à l’alliance militaire. Selon Ouest France, il a multiplié les critiques à l’encontre de plusieurs membres, sans pour autant cibler directement l’Espagne ni évoquer le Groenland, deux dossiers sensibles ayant alimenté les tensions au sein de l’alliance ces dernières semaines.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump a exprimé son mécontentement en amont du sommet, selon Ouest France.
- Il n’a ni réitéré ses critiques envers l’Espagne ni abordé la question du Groenland lors de la session plénière.
- Les tensions autour de ces sujets étaient pourtant vives avant la réunion.
- Le président américain a affiché une mauvaise humeur manifeste avant la clôture du sommet.
Alors que les regards étaient tournés vers d’éventuelles déclarations musclées de la part du locataire de la Maison-Blanche, celui-ci a finalement choisi de ne pas raviver deux dossiers particulièrement explosifs. D’après Ouest France, Donald Trump a préféré garder ses critiques pour d’autres membres de l’Otan, sans préciser lesquels. Une attitude qui contraste avec les déclarations antérieures du président américain, souvent prompt à remettre en cause le partage des charges financières au sein de l’alliance.
Côté espagnol, aucun échange public n’a confirmé ou infirmé les tensions récurrentes entre Madrid et Washington sur des questions commerciales ou sécuritaires. Quant au Groenland, territoire autonome danois longtemps convoité par les États-Unis, il n’a pas été mentionné lors des échanges officiels. Pourtant, ce dossier avait alimenté des frictions diplomatiques ces derniers mois, notamment après des déclarations de Donald Trump suggérant un intérêt américain pour l’acquisition de ce territoire.
En coulisses, plusieurs diplomates présents à la réunion ont rapporté une ambiance tendue avant l’ouverture de la session plénière. « Donald Trump semblait particulièrement agacé », a confié un participant sous couvert d’anonymat à Ouest France. L’entourage du président américain n’a pas démenti ces observations, précisant simplement que le chef d’État était « concentré sur les résultats concrets » de ce sommet.
« Nous avons des attentes précises envers nos alliés. L’Otan doit évoluer pour refléter les réalités du XXIe siècle. »
— Donald Trump, selon un compte-rendu de ses déclarations publié par Ouest France.
Reste à voir si les critiques de Donald Trump déboucheront sur des mesures unilatérales, comme une réduction de la présence militaire américaine en Europe, ou si l’alliance parviendra à trouver un compromis d’ici le prochain sommet, prévu en 2027. Une chose est sûre : l’Otan traverse une période de remises en question, et les prochains mois seront déterminants pour son avenir.
Le Groenland, territoire autonome danois, est stratégique pour les États-Unis en raison de sa position géographique dans l’Arctique et de ses ressources naturelles. Les déclarations de Donald Trump en 2019, évoquant un intérêt pour son acquisition, avaient provoqué une crise diplomatique avec le Danemark. Depuis, le sujet reste sensible, d’autant que la Chine et la Russie renforcent leur présence dans la région.