Deux streamers, connus sous les pseudonymes « Naruto » et « Safine », étaient jugés les 6 et 7 juillet 2026 devant le tribunal de Nice. Ils sont accusés d’avoir commis des violences à l’encontre de Raphaël Graven, dont le décès en août 2025 a déclenché un scandale médiatique. Selon Libération, ces deux journées d’audience, totalisant douze heures, ont été marquées par des incompréhensions et des versions contradictoires des faits.

Ce qu'il faut retenir

  • Les accusés « Naruto » et « Safine » comparaissaient pour des violences sur leur chaîne de streaming ayant conduit à la mort de Raphaël Graven en août 2025.
  • Le procès s’est tenu sur deux jours, les 6 et 7 juillet 2026, devant le tribunal de Nice, pour un total de douze heures d’audience.
  • Les témoignages et récits des accusés ont révélé des divergences majeures, rendant le procès particulièrement complexe.
  • L’un des accusés a exprimé son dégoût en revoyant les images de l’incident, tandis que l’autre affichait une forme de fierté vis-à-vis de cette « aventure ».

Un procès sous haute tension après un drame médiatisé

Le procès des deux streamers s’inscrit dans le cadre d’une affaire judiciaire particulièrement médiatisée. Raphaël Graven, dont la mort en août 2025 a marqué les esprits, était une figure liée à l’univers du streaming. Les violences présumées commises par « Naruto » et « Safine » sur leur chaîne ont été au cœur des débats. Selon Libération, les audiences des 6 et 7 juillet ont révélé des tensions et des malentendus persistants entre les parties.

Les douze heures d’audience n’ont pas permis de dégager une version unifiée des événements. Les récits des accusés, mais aussi ceux des témoins, se sont souvent heurtés, laissant planer un flou sur les circonstances exactes du drame. Les échanges ont mis en lumière des contradictions qui compliquent la tâche des magistrats.

Deux témoignages aux tonalités radicalement opposées

Lors des débats, les deux accusés ont adopté des postures radicalement différentes face aux images diffusées en salle. « Naruto », visiblement affecté, a déclaré être « dégoûté » de revoir les séquences incriminées. Selon ses propos rapportés par Libération, il a exprimé un profond malaise face à la reconstitution des faits, suggérant une prise de conscience tardive de la gravité de la situation.

À l’inverse, « Safine » a adopté une attitude plus détachée, voire provocante. « Fier de cette aventure » a-t-il affirmé devant la cour, comme le rapporte Libération. Cette déclaration, en totale opposition avec le ton de son coaccusé, a ajouté une dimension supplémentaire de complexité au procès. Elle interroge sur la perception que les deux hommes ont de leurs actes et de leurs conséquences.

Un contexte judiciaire et médiatique chargé

L’affaire dépasse le cadre strictement judiciaire pour s’inscrire dans un contexte plus large, marqué par l’influence croissante des réseaux sociaux et des plateformes de streaming. La mort de Raphaël Graven a soulevé des questions sur la responsabilité des créateurs de contenu, mais aussi sur les limites légales et éthiques de leurs actions. Le procès de Nice pourrait ainsi servir de précédent dans la manière dont la justice française aborde ces nouveaux enjeux.

Les débats ont également révélé des tensions entre les parties civiles, les accusés et les magistrats. Les incompréhensions, comme le souligne Libération, n’ont fait qu’alourdir le climat déjà tendu des audiences. La question de la culpabilité et de la sanction reste donc entière à l’issue de ces deux jours d’audience.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes judiciaires devraient être déterminantes. Les magistrats disposent désormais d’éléments contradictoires qu’ils devront analyser pour rendre leur verdict. Une décision est attendue dans les prochaines semaines, même si aucun calendrier précis n’a encore été communiqué. Bref, l’affaire pourrait rebondir si l’un des accusés fait appel, prolongeant ainsi une procédure déjà complexe.

Ce procès, par les questions qu’il soulève sur la responsabilité des streamers et la gestion des violences en ligne, dépasse le simple cadre judiciaire. Il interroge aussi sur la manière dont la société et la justice intègrent les nouveaux modes d’expression et leurs dérives potentielles.