Les consommateurs pourraient bientôt voir les prix des produits alimentaires sains baisser significativement dans les rayons des supermarchés. Un député écologiste a déposé une proposition de loi visant à imposer aux grandes surfaces la vente d’un panier de produits alimentaires sains à prix coûtant, sans marge bénéficiaire. Selon Ouest France, l’objectif est de lutter contre les pratiques commerciales qui pénalisent les aliments nutritifs au profit des produits ultratransformés, souvent moins chers mais moins bons pour la santé.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les marges réalisées par les enseignes sur les aliments sains sont jugées « excessives » par les promoteurs du texte. D’après le député à l’origine de la proposition, les grandes surfaces appliqueraient des taux de marge plus élevés sur ces produits que sur les denrées ultratransformées, pourtant moins recommandées sur le plan nutritionnel. Une situation qui, selon lui, décourage les consommateurs d’opter pour des choix alimentaires plus sains.
Ce qu'il faut retenir
- Un panier de produits sains serait imposé aux grandes surfaces, vendus à prix coûtant sans bénéfice.
- Les marges réalisées sur ces aliments seraient, selon le député, plus élevées que celles appliquées aux produits ultratransformés.
- L’objectif est de rendre les aliments sains plus accessibles et d’encourager une alimentation plus équilibrée.
- La proposition de loi a été déposée par un député écologiste, sans préciser son nom dans l’article.
- Les grandes surfaces seraient directement concernées par cette mesure, si elle est adoptée.
Une mesure pour rééquilibrer les pratiques commerciales
La proposition de loi part d’un constat simple : les produits sains, comme les fruits et légumes frais, les céréales complètes ou les légumineuses, sont souvent vendus à des prix bien plus élevés que les produits ultratransformés, pourtant moins chers à produire. D’après le député, cette différence s’explique par des marges commerciales volontairement gonflées sur les aliments considérés comme « sains ». Une situation qui, selon lui, fausse le marché et limite l’accès à une alimentation de qualité pour les ménages aux revenus modestes.
« Les grandes surfaces réalisent des marges abusives sur les produits sains, alors qu’elles vendent souvent à perte les produits ultratransformés pour attirer les clients », a-t-il déclaré à Ouest France. « Cela crée une distorsion de concurrence et pénalise les consommateurs qui souhaitent manger mieux. » Une analyse qui rejoint les critiques récurrentes des associations de consommateurs et des nutritionnistes sur les politiques de prix des distributeurs.
Un panier type défini par la loi pour encadrer les prix
Pour concrétiser cette mesure, la proposition de loi prévoit de définir un « panier de produits sains » dont les prix seraient encadrés. Ce panier inclurait des aliments de base comme les légumes frais, les fruits, les produits laitiers non sucrés, les céréales complètes ou encore les légumineuses. Les grandes surfaces auraient l’obligation de les vendre à leur prix d’achat, sans marge bénéficiaire. Une façon de rendre ces produits plus attractifs face aux alternatives ultratransformées, souvent moins chères mais moins nutritives.
Selon les estimations du député, cette mesure pourrait faire baisser les prix des produits concernés de 10 à 30 %, selon les enseignes. « Cela représenterait un gain significatif pour les familles, surtout celles qui ont des budgets serrés », a-t-il précisé. Une étude récente de l’Observatoire de la consommation responsable montrait d’ailleurs que 40 % des ménages renonçaient à acheter des produits sains en raison de leur prix élevé.
Quoi qu’il en soit, cette proposition relance le débat sur le rôle des grandes surfaces dans l’accès à une alimentation saine. Un enjeu de santé publique qui dépasse largement le cadre économique, comme en témoignent les recommandations répétées de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour réduire la consommation de produits ultratransformés.
Le texte prévoit d’inclure des aliments comme les légumes frais, les fruits, les produits laitiers non sucrés, les céréales complètes et les légumineuses. La liste exacte serait définie par décret si la loi est adoptée.
Le député à l’origine du texte a indiqué que des contrôles seraient mis en place pour éviter les contournements, comme la réduction des gammes ou la suppression des promotions sur les produits concernés.