Alors que le sommet de l’OTAN s’est ouvert à Ankara en Turquie ce 8 juillet 2026, les échanges entre le président américain Donald Trump et son homologue syrien Ahmed Al-Charaa ont retenu l’attention de la presse internationale. Selon France 24, les deux dirigeants se sont entretenus en marge des travaux officiels, abordant notamment la question du statut de Damas sur la liste des États commanditaires du terrorisme, une liste établie par Washington en 2021.
Ce qu'il faut retenir
- Ahmed Al-Charaa, président de la Syrie depuis 2021, s’est entretenu avec Donald Trump lors du sommet de l’OTAN à Ankara.
- Donald Trump a indiqué être prêt à retirer la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme.
- Cette liste, établie sous l’administration Biden, avait été maintenue malgré les changements politiques en Syrie.
- Le sommet de l’OTAN à Ankara réunit jusqu’au 10 juillet 2026 les dirigeants des 32 États membres de l’alliance.
Un sommet sous haute tension géopolitique
Le sommet de l’OTAN qui se tient à Ankara jusqu’au 10 juillet 2026 s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient. La Turquie, pays hôte et membre de l’alliance, joue un rôle central dans les discussions sur la sécurité régionale. Selon plusieurs observateurs, cette rencontre entre Trump et Al-Charaa intervient alors que les relations entre Washington et Damas restent officiellement rompues depuis plus de deux décennies.
Pour autant, comme le rappelle France 24, des signes d’une possible réévaluation de la position américaine se multiplient depuis le début de l’année 2026. Plusieurs diplomates ont évoqué, sous couvert d’anonymat, des discussions discrètes entre les deux pays, notamment sur la question des prisonniers et des disparus.
La liste américaine des États commanditaires du terrorisme, un sujet épineux
Inscrite en 2021 sous la présidence de Joe Biden, la Syrie figure toujours sur la liste des États que les États-Unis considèrent comme soutenant le terrorisme. Cette liste, qui inclut également l’Iran, la Corée du Nord et Cuba, impose des sanctions économiques et diplomatiques strictes. Jusqu’ici, l’administration américaine avait maintenu cette classification, malgré les déclarations de certains responsables syriens affirmant vouloir lutter contre les groupes djihadistes présents sur leur territoire.
Si Donald Trump a évoqué une possible révision de ce statut, aucune décision officielle n’a encore été annoncée. Interrogé par des journalistes lors de son déplacement en Turquie, il a simplement déclaré : « Nous allons examiner la situation syrienne avec beaucoup d’attention. La Syrie a changé, et nous devons adapter notre politique en conséquence. »
Cette déclaration marque une inflexion notable par rapport à la position adoptée par son administration lors de son premier mandat, où la Syrie était considérée comme un État hostile et un allié objectif de l’Iran et du Hezbollah.
Quelles conséquences pour la Syrie et la région ?
Une éventuelle sortie de la Syrie de cette liste pourrait ouvrir la voie à une levée partielle des sanctions américaines, facilitant notamment les échanges commerciaux et les investissements étrangers. Cependant, cette hypothèse reste conditionnée à plusieurs facteurs, dont l’évolution de la situation sécuritaire en Syrie et les garanties apportées par Damas sur le plan du terrorisme.
Selon des analystes cités par France 24, une telle décision pourrait également avoir un impact sur les négociations en cours entre la Syrie et certains pays européens, notamment la France et l’Allemagne, qui ont récemment évoqué la possibilité d’un rétablissement progressif des relations diplomatiques. — Autant dire que cette annonce, si elle se concrétise, pourrait rebattre les cartes d’un conflit qui dure depuis plus de quinze ans.
Pour l’heure, aucune date précise n’a été avancée pour une annonce formelle. Les observateurs s’attendent en revanche à ce que cette question soit abordée lors des prochains échanges diplomatiques entre les États-Unis et leurs partenaires régionaux.