Selon RMC Sport, l’ancienne star italienne Fabio Cannavaro a apporté son soutien à Zinedine Zidane pour prendre la suite de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France après la Coupe du monde 2026. Invité de l’After Foot mardi soir, l’actuel sélectionneur de l’Ouzbékistan, Ballon d’Or 2006 et légende du football mondial, a livré une analyse sans ambiguïté sur les qualités de Zidane pour ce poste.
Ce qu'il faut retenir
- Fabio Cannavaro, Ballon d’Or 2006, a soutenu Zinedine Zidane pour devenir le prochain sélectionneur des Bleus après le Mondial 2026.
- L’Italien a mis en avant le palmarès de Zidane, triple vainqueur de la Ligue des champions en tant qu’entraîneur, comme argument majeur.
- Cannavaro a dirigé l’Ouzbékistan lors de la Coupe du monde 2026, avec une campagne décevante (11 buts encaissés pour 2 marqués).
- L’entraîneur italien a souligné la différence entre diriger une sélection et un club, décrivant les deux rôles comme « stimulants mais éprouvants ».
Cannavaro a rappelé que Zidane, qui a remporté trois fois la Ligue des champions avec le Real Madrid, « doit forcément être le candidat numéro 1 à la succession de Deschamps ». Pour l’ancien défenseur de la Juventus et du Real Madrid, le parcours de Zidane sur les bancs européens est un gage de crédibilité. « Un entraîneur qui gagne 3 fois la Ligue des champions, il doit forcément être le candidat numéro 1 », a-t-il affirmé. Les deux hommes ont partagé le terrain en Italie et en Espagne, ce qui ajoute une dimension personnelle à cette recommandation.
Cannavaro intervenait dans le cadre de l’After Foot alors que l’Ouzbékistan, qu’il dirige depuis octobre 2025, venait de connaître une Coupe du monde 2026 décevante. La sélection, alors classée 50e au classement FIFA, a été éliminée dès la phase de groupes après trois matchs chaotiques. L’équipe a subi onze buts encaissés pour seulement deux marqués, avec des défaites initiales face à la Colombie (3-1) et au Portugal (5-0), avant de s’incliner à nouveau 3-1 contre la République démocratique du Congo après avoir mené 1-0 pendant 68 minutes.
L’expérience de Cannavaro en tant que sélectionneur s’étend également à la Chine, où il a officié brièvement en mars 2019. À l’époque, il n’a dirigé l’équipe nationale chinoise que pour deux matchs en tant qu’intérimaire, une mission ponctuelle loin de la pression d’une compétition majeure comme une Coupe du monde. Pour autant, l’Italien a partagé une vision nuancée du métier de sélectionneur, le décrivant comme « totalement différent » de celui d’entraîneur de club. « Ce sont des métiers totalement différents quand tu es à la tête d’une sélection et entraîneur de club », a-t-il expliqué. « Parfois, il y a moins de tracas car le sélectionneur peut se fier à la qualité des joueurs ; ce sont deux rôles très stimulants qui te font beaucoup souffrir, mais quand tu gagnes, c’est une jouissance éternelle. »
Interrogé sur la comparaison entre les deux fonctions, Cannavaro a esquissé un sourire en répondant : « Demande à Ancelotti ». Carlo Ancelotti, ancien entraîneur du Real Madrid et actuel sélectionneur de l’Italie, incarne en effet une figure de l’équilibre entre succès en club et gestion de sélections nationales. Zidane, lui, pourrait bientôt rejoindre ce cercle restreint si la Fédération française de football (FFF) lui donne sa chance après le Mondial.
Cannavaro, dont le contrat avec l’Ouzbékistan expire à la fin du mois de juillet 2026, a ainsi offert une tribune à une hypothèse déjà largement évoquée dans le monde du football. Zidane, qui n’a plus entraîné depuis son départ du Real Madrid en 2018, reste une figure respectée et populaire en France. Son nom circule régulièrement pour un éventuel retour sur le banc tricolore, surtout après les performances décevantes de l’équipe de France lors de cette Coupe du monde 2026. Didier Deschamps, actuel sélectionneur, n’a pas encore indiqué ses intentions pour l’après-Mondial, mais une transition vers Zidane semble désormais sur la table.
L’hypothèse d’un duo Zidane-Deschamps pour une transition progressive, évoquée par certains observateurs, reste en suspens. Pour l’heure, les déclarations de Cannavaro alimentent les spéculations tout en mettant en lumière les qualités de Zidane pour ce poste prestigieux. Son palmarès, son expérience et son aura en font un profil difficile à ignorer pour la FFF, même si la décision finale dépendra des choix stratégiques des dirigeants français.
Alors que les débats sur l’avenir des Bleus s’intensifient, une chose est sûre : le nom de Zidane résonne comme une solution de continuité crédible, capable de rassurer et de relancer une équipe en quête d’identité.
Fabio Cannavaro a mis en avant le palmarès de Zidane en tant qu’entraîneur, notamment ses trois victoires en Ligue des champions avec le Real Madrid. Pour l’Italien, ces succès démontrent la capacité de Zidane à gérer une équipe de haut niveau, ce qui en fait selon lui le « candidat numéro 1 » pour succéder à Didier Deschamps.
L’Ouzbékistan, dirigé par Cannavaro, a été éliminé en phase de groupes avec trois défaites : 3-1 contre la Colombie, 5-0 face au Portugal et 3-1 contre la République démocratique du Congo. La sélection a encaissé onze buts pour seulement deux marqués, un bilan très décevant pour une équipe classée 50e au classement FIFA.