La désignation controversée d’une équipe d’arbitrage 100 % argentine pour diriger le match entre la France et le Maroc, jeudi 7 juillet 2026, s’ajoute à une série de décisions de la FIFA qui fragilisent la crédibilité du corps arbitral. Selon Le Monde, ces choix alimentent les soupçons de partialité et sapent l’autorité des arbitres, déjà sous pression dans un tournoi mondial.
Ce qu'il faut retenir
- La FIFA a nommé une équipe d’arbitrage exclusivement argentine pour France-Maroc, un choix contesté par les observateurs.
- L’affaire Balogun, impliquant l’arbitre nigérian, a déjà jeté une ombre sur l’impartialité des décisions.
- Plusieurs fédérations et commentateurs critiquent la gestion des arbitres par la FIFA, jugée opaque et partiale.
- Le match France-Maroc, prévu le 7 juillet 2026, se déroule sous haute tension médiatique et sportive.
Les tensions autour de l’arbitrage à la Coupe du monde 2026 se cristallisent autour de deux affaires distinctes, mais aux conséquences similaires. D’un côté, l’affaire Balogun, du nom de l’arbitre nigérian qui a été écarté après une décision controversée lors d’un match précédent. De l’autre, la désignation, jeudi 7 juillet, d’une équipe d’arbitrage intégralement argentine pour diriger la rencontre entre la France et le Maroc. Des choix qui, selon Le Monde, « remettent en cause l’autorité de la FIFA et alimentent les soupçons de partialité ».
Pour le match France-Maroc, la FIFA a nommé une équipe d’arbitrage dirigée par l’Argentin Fernando Rapallini, assisté de deux compatriotes. Un choix perçu comme une provocation par plusieurs observateurs, d’autant que le Maroc, en quart de finale, représente un enjeu majeur pour le football africain. « C’est une décision qui interroge, surtout quand on connaît les critères de désignation habituels », a déclaré un membre de la commission d’arbitrage de l’UEFA sous couvert d’anonymat. La FIFA, contactée par Le Monde, n’a pas encore réagi officiellement à ces critiques.
L’affaire Balogun, quant à elle, remonte à un match de poule où l’arbitre nigérian avait sifflé un penalty contesté en faveur de l’équipe adverse. Depuis, il a été écarté des responsabilités pour le reste de la compétition, une décision qui a suscité des interrogations sur les motivations réelles. « La FIFA a-t-elle cédé à des pressions politiques ou sportives ? », s’interroge un ancien arbitre international. Les fédérations africaines et sud-américaines, en particulier, dénoncent une « gestion opaque » des arbitres, où les critères de sélection ne seraient pas toujours transparents.
Ces controverses interviennent alors que la Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, bat son plein. Le match France-Maroc, programmé à 20 heures (heure française) au stade AT&T de Dallas, s’annonce comme un moment clé du tournoi. Mais c’est aussi un match où chaque décision arbitrale sera scrutée à la loupe, dans un contexte où la FIFA peine à restaurer la confiance autour de son corps arbitral.
« On a l’impression que la FIFA privilégie parfois des arbitres en fonction de leur nationalité ou de leur proximité avec certaines fédérations, plutôt que sur des critères objectifs. C’est inacceptable pour l’équité sportive. »
Un ancien arbitre de la FIFA
Les fédérations concernées ont d’ores et déjà demandé des clarifications à la FIFA. « Nous exigeons des explications claires sur les critères de sélection des arbitres », a déclaré un représentant de la Confédération africaine de football. Pour l’instant, la FIFA reste silencieuse, mais la pression monte. Bref, l’arbitrage à cette Coupe du monde 2026 risque de continuer à faire parler bien au-delà des terrains.
Cette désignation est perçue comme un manque de neutralité, d’autant que l’Argentine, pays hôte de la prochaine Coupe du monde en 2030, pourrait être influencée par des intérêts géopolitiques ou sportifs. De plus, les critères officiels de la FIFA, qui privilégient traditionnellement la diversité géographique, semblent ici ignorés.