Le 8 juillet 2026, l'Argentine a annoncé la construction d'un réacteur nucléaire modulaire de 300 MW financé à 100% par 1,2 milliard de dollars d'investissements privés, selon BFM Business. Ce projet est soutenu par le président argentin Javier Milei, malgré les importantes coupes budgétaires et licenciements qui touchent la filière nucléaire publique.

Ce réacteur nucléaire sera construit près de Buenos Aires et créera 2.000 emplois, selon le président Javier Milei. L'entreprise Meitner Energy, à capitaux américains et argentins, investira 1.200 millions de dollars dans la construction de ce réacteur nucléaire modulaire de 300 mégawatts sur le site d'Atucha, au nord de la capitale.

Ce qu'il faut retenir

  • La construction d'un réacteur nucléaire modulaire de 300 MW financé à 100% par 1,2 milliard de dollars d'investissements privés
  • Le projet est soutenu par le président argentin Javier Milei
  • La création de 2.000 emplois
  • L'investissement de 1.200 millions de dollars par l'entreprise Meitner Energy
  • La construction du réacteur nucléaire sur le site d'Atucha, au nord de la capitale

Le contexte

Le nucléaire occupe une place relativement modeste mais stratégique dans le système électrique argentin. Le pays exploite actuellement trois réacteurs répartis sur les deux sites d'Atucha et Embalse. À eux deux, ils fournissent environ 7 à 8% de la production nationale d'électricité.

L'Argentine est l'un des rares pays d'Amérique latine à maîtriser l'ensemble de la filière nucléaire civile, de la recherche à la conception de réacteurs, en passant par la fabrication de combustible et l'exploitation des centrales. Une expertise développée à partir des années 1950 autour de la Commission nationale de l'énergie atomique (CNEA).

Les défis

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, Javier Milei affiche pourtant une stratégie contrastée. D'un côté, il se présente comme un ardent défenseur de cette technologie.

« L'énergie nucléaire est la seule suffisamment efficace, abondante et rapidement évolutive pour faire face au développement de notre civilisation »
, affirmait-il en 2024 lors de la présentation de son plan de relance nucléaire.

D'un autre côté, son gouvernement a fortement réduit les moyens de la CNEA. En termes réels, le budget de l'organisme a été amputé de 58%, selon le média argentin Chequeado qui se base sur des données officielles, entraînant le ralentissement de projets emblématiques, des licenciements et le départ de centaines d'ingénieurs et de chercheurs.

Les conséquences

Le président de la CNEA, Martín Porro, a congédié il y a une semaine 61 employés, exerçant « principalement des fonctions administratives ». Cette décision a déclenché des manifestations devant l'institution.

Selon l'Association des travailleurs de l'Etat (ATE), une centaine d'employés sur les 3.000 que compte la CNEA ont été licenciés la semaine dernière et deux cadres ont démissionné. Ces licenciements s'inscrivent dans le cadre des mesures d'austérité drastiques mises en œuvre par Javier Milei dans la plupart des secteurs, y compris le nucléaire.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues concernent la mise en œuvre du projet de construction du réacteur nucléaire modulaire de 300 MW. Le gouvernement argentin devrait fournir des détails supplémentaires sur le calendrier et les modalités de réalisation du projet.

En conclusion, l'annonce de la construction d'un nouveau réacteur nucléaire à 1,2 milliard de dollars en Argentine est un événement important pour le pays et pour l'industrie nucléaire. Il reste à voir comment ce projet sera mis en œuvre et quelles seront les conséquences à long terme pour l'économie et l'environnement argentin.